mercredi 26 octobre 2011



Lu sur facebook, le 26 octobre 2011

Contrairement aux apparences une première analyse des résultats montre que le taux de participation global par rapport aux 7,2 millions d’électeurs potentiels n’est pas aussi important que l’on dise. Il se situerait aux alentours de 55%.


1. Cela signifie que le parti le plus important à l’assemblée constituante s’avère représenter aux alentours d’un quart des tunisiens, pas plus. Soumettre à référendum la constitution qui sera adoptée par l’Assemblée devient obligatoire.


2. Autre constatation, El Aridha et El Moubadara auraient ensemble environ 20 sièges ce qui correspond au poids résiduel de l’ex RCD dans le pays.


3. Les démocrates en rang dispersé, ont failli. Le PDP a bloqué il y a 3 mois toute tentative de rapprochement, brouillant l’esprit développant dans l’inconscient des autres partis, qu’il fallait se compter et qu’on pouvait y arriver seul.


4. L’absence d’expérience politique y compris des pseudos grands partis comme Ettajdid ou le PDP a joué un grand rôle : ils ont été incapables de mobiliser les observateurs dans les bureaux des quartiers populaires et dans la campagne. Cela a permis « de montrer » le bon choix à ceux qui ne savaient pas pour qui voter. Il va falloir retenir la leçon.

Et le travail commence aujourd’hui car la majorité de la population n’a pas voté pour Ennahdha. Ne l’oublions pas.





Réponse de Liban Résistance

Au-delà des chiffres et du constat fait au sujet de la représentativité d’Al Nahda, au-delà de l’autre constat fait au sujet de l’échec de la Gauche, la question à savoir quelle alternative à la dictature et quel modèle de société capable à la fois d’enrayer le chômage, de permettre à la jeunesse de jouer pleinement son rôle dans une dynamique de progrès, d’enrayer l’analphabétisme, de permettre et encourager la libre expression dans les usines comme à la campagne ou au moindre recoin d’un lieu de travail, mieux encore de développer une dynamique d’autogestion et de distribution équitable des richesses dans toutes les sphères de l’économie nationale, de bâtir une vraie protection sociale de nos familles et de nos retraités, de redynamiser nos écoles et facultés en favorisant les  sciences et les technologies nouvelles pour répondre aux attentes et besoins du pays, tout en encourageant le savoir et la créativité dans les divers domaines comme la littérature, la philosophie, la critique et les arts, et enfin de permettre l’ouverture et la solidarité avec les peuples en lutte à travers le monde.

Voilà la vraie question qui se pose aujourd’hui et qui se posera demain à nous tous sans aucune exception ; elle a été posée hier par ce pauvre vendeur ambulant et le sang a assez coulé exigeant de nous tous et pour toujours la réponse.

Certes il y a eu irrégularités et achats de voix ; les résidus de la dictature ont été également au grand rendez-vous avec les urnes ; pire encore, une frange de ladite gauche a voulu tenter l’expérience de la sociale démocratie européenne aujourd’hui responsable de tous les maux qui sévissent dans l’hémisphère nord de notre globe ;……Mais la question est encore là et elle ne tardera pas à nous défier.   

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