samedi 9 avril 2011



Huit vérités qui nous secouent et auxquelles nous ne pourrons échapper…

1- Arrêtons de crier au complot chaque fois que le peuple exprime ses revendications justes et légitimes ; mettons-nous immédiatement à l’œuvre pour édifier une nouvelle société de justice sociale, de démocratie et de liberté ; sinon démissionnons.


2- La Révolution ne s’importe pas ; elle possède ses conditions qui la rendent historiquement nécessaire et faisable ; méfions-nous des dires qui avancent que seuls les claviers et les clics de souris l’initient.


3- Méfiance et vigilance face aux tentatives de récupération ou d’avortement de notre révolution, menées avec acharnement par l’impérialisme. Ce dernier perd les régimes à sa solde et qui ont de tout temps servi ses intérêts ; il tente aujourd’hui, avec ses mensonges et son prétendu attachement à la démocratie et aux droits de l’Homme, de remplacer l’ancien par un nouveau toujours à sa solde, lui assurant la poursuite du pillage de nos richesses et le pouvoir de nous soumettre à ses diktats.


4- Le temps du parti unique et de la pensée unique est révolu ; le temps est à l’effort collectif pour le changement, à la participation des syndicats, des organisations et de la société civile à cet effort. Seul ce processus nous mènera à l’édification d’un état souverain et démocratique.


5- La résistance et le changement revendiqué par notre peuple sont deux entités inséparables ; l’une interpelle l’autre ; l’une trouve sa force dans l’autre ; une résistance coupée de son peuple sera inéluctablement vouée à la disparition. Mais aussi à quoi sert de nous faire gaver de démocratie et de bonheur matériel si nous sommes sous le joug d’une occupation ou soumis aux diktats de l’impérialisme ou encore si notre dignité est bafouée ?


6- Soyons vigilants face à des éléments qui s’infiltrent au sein des soulèvements populaires dans le but de faire avorter la révolution, en propageant les haines et le chaos ; ayons également le courage de mettre fin à la répression exercée par notre appareil sécuritaire. Le sang versé, non seulement est une grande perte, mais aussi et surtout est le signe d’une hémorragie qui commence à affecter à la fois notre effort de résister, l’unité de notre peuple et la souveraineté nationale.


7- Là où la révolution a pu frayer son chemin, non seulement la contre-révolution s’acharnera sur toute initiative de rupture avec l’ancien système, mais aussi nos ennemis extérieurs profiteront de nos failles et de nos faiblesses pour propager l’insécurité, les méfiances, les pessimismes, les haines et les conflits ; soyons donc lucides et restons vigilants car ces ennemis nous guettent.


8- La révolution devra être permanente jusqu’à la complète rupture avec l’ancien régime ; elle devra affecter tous les domaines, jusqu’à notre façon de penser. Elle ne se décrète pas ; elle sera juste et ne pardonnera pas.

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