dimanche 27 février 2011

LIBAN





LIBAN
27 février 2011


Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Beyrouth contre le système confessionnel au Liban, à l’appel de groupes de jeunes sur Facebook.

"La révolution est partout... Liban, c’est à ton tour !", ont scandé les manifestants, en majorité des jeunes, en référence aux mouvements de révolte qui agitent le monde arabe.

Reprenant le leitmotiv des soulèvements qui ont secoué la Tunisie, l’Egypte, la Libye ou le Yémen, "le peuple veut faire tomber le régime", ils ont parcouru sous une pluie torrentielle des rues de Beyrouth, jusqu’au palais de justice, encadrés par la police et l’armée.

Plus de 2.600 personnes avaient annoncé leur participation à cette marche, mais il semble que la pluie ait dissuadé beaucoup de militants.

"Révoltons-nous contre le confessionnalisme", "Nous voulons un Etat civil", "Confessionalisme, sang, guerres civiles, assez !", "Révolution contre le féodalisme, contre la ségrégation !", criaient les protestataires.

"Le confessionnalisme est mauvais pour la santé, nous vous prions de vous en abstenir", "Tyrans du Liban, votre tour viendra pour sûr", proclamaient leurs pancartes.

Le système libanais est un mélange complexe de partage du pouvoir basé sur des quotas communautaires et sur une tradition de "démocratie consensuelle".

Depuis l’indépendance en 1943, il garantit une parité entre musulmans et chrétiens minoritaires dans la région.

Il est toutefois accusé d’être à l’origine de tous les maux du pays comme la corruption, le gaspillage, le clientélisme et surtout une guerre civile destructrice (1975-1990) et crises à répétition.

"Ce n’est pas possible que les mêmes leaders qui nous ont imposé la guerre civile nous dirigent encore, assez, qu’ils s’en aillent !", affirme à l’AFP Amal, assistante sociale.

"Les Libanais doivent se soulever, ils continuent de suivre les leaders de leur confession même s’ils crèvent de faim", s’indigne Ali, ingénieur de 28 ans au chômage.

"Ici, nous n’avons pas un seul dictateur mais une bonne vingtaine", dit Amer Saidi, étudiant en sciences politiques.

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