mercredi 12 janvier 2011



Un peuple uni ne sera jamais vaincu


Hamma Hammami, ancien directeur du journal « Alternatives », interdit par les autorités, et porte-parole du Parti communiste des ouvriers tunisiens, a été arrêté, dans la matinée du 12 janvier 2011, alors qu’il se trouvait à son domicile.

Selon son épouse Radia Nasraoui : "La police a débarqué ce (mercredi) matin et arrêté Hamma. Plusieurs policiers ont forcé la porte de notre appartement, perquisitionné et cassé, avant de prendre Hamma sous les yeux de sa fille", a-t-elle raconté. Il s’agit du premier dirigeant politique à être interpellé depuis le début des émeutes.

Hamma avait fait la veille un discours diffusé sur Facebook, demandant au président de la République tunisienne Zine el-Abidine Ben Ali de quitter le pouvoir face à l’ampleur de la contestation sociale et l’absence de réponse de la part des autorités autre que la répression.


Le journaliste de Radio « Kalima », Nizar Ben Hassen a, lui aussi, été enlevé à son domicile, dans la ville de Cheba, mardi 11 janvier par les unités spéciales de la présidence de la république tunisienne. Il a été conduit à un endroit inconnu.


"Les événements furent l’œuvre de bandes masquées qui ont attaqué la nuit des édifices publics et même des civils à leur domicile lors d’un acte terroriste qu’on ne saurait taire", a déclaré Ben Ali dans un discours retransmis à la télévision publique.

Une seule réponse à ce « démocrate » : une bande de pauvres vendeurs de légumes et de fruits ambulants s’immolant pour qu’enfin la liberté recouvre la Tunisie…





Liberté à Hamma Hammami, à Nizar Nasraoui et à tous les prisonniers politiques…
Hommage aux martyrs du grand peuple tunisien…

La dictature doit démissionner…

Vive la Révolution du Jasmin…




Appel lancé depuis la Tunisie

Bonjour,

Cet appel circule depuis la Tunisie sur certaines des nombreuses pages Facebook créées pour briser le silence imposé par la dictature sur ce que les tunisiens commencent à appeler "Intifada" ou "Révolution du jasmin":

A plea from a dying people in Tunisia to dear students, political parties, senators, members of parliament in Europe and the Americas we need your support ...we don’t want you to come to Tunisia and die...We just need you to pacifically demonstrate in front of Tunisian embassies in European capitals or your parliaments to help us survive....you may save lots of lives in Tunisia....we lost faith in politicians in Europe and America...Tunisia is no longer that sandy beach it is a bloody ocean .....please help ....S.O.S

Chacun d'entre vous peut agir immédiatement pour soutenir les jeunes, chômeurs, travailleurs tunisiens qui se mobilisent depuis des semaines et se font massacrer, arrêter, torturer, violer par la police politique de la dictature de Ben Ali.
Pour cela:
_ diffusez ce message le plus largement possible
_ écrivez aux syndicats (CGT, FO, FSU, UNEF...), partis et organisation (PS, PCF, PG, NPA, LO...) pour exiger d'eux d'organiser dans les plus brefs délais une manifestation à l'ambassade de Tunisie contre le massacre des travailleurs tunisiens

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