mardi 28 septembre 2010







REPONSE DE "LIBAN RESISTANCE" A NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


Le président de la République libanaise, Michel Sleimane, qui a prononcé, vendredi, l’allocution du Liban à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, a souligné l’attachement du Liban à la résolution 1701 et à libérer ses territoires occupés par Israël par tous les moyens légitimes et disponibles.

M. Sleimane qui a condamné le terrorisme international, a toutefois appelé à la nécessité de distinguer clairement entre terrorisme et résistance légitime à l’occupation étrangère.





LES EFFORTS DE L’ONU SE SONT EVANOUIS FACE A L’INTRANSIGEANCE ISRAELIENNE

Au début de son allocution, le président Sleimane a indiqué que « l’ONU n’a pas hésité à œuvrer pour le règlement du conflit israélo-arabe depuis ses débuts, et à émis une série de résolutions visant à restituer leurs droits à leurs propriétaires et à consolider les piliers de la paix et du développement », a-t-il poursuivi.

« Cependant, ces efforts ont baissé et se sont évanouis face à l’intransigeance israélienne et son penchant fort et évident à adopter une politique d’expansion et de colonisation.

En effet, jusqu’à présent, Israël refuse à rejoindre le Traité de non-prolifération nucléaire et à placer ses centrales nucléaires sous le contrôle intégral de l’AEIA.

C’est pourquoi, à l’heure où nous voyons aujourd’hui une prise de conscience grandissante sur le plan international en faveur d’un besoin urgent de trouver une solution au problème du Moyen-Orient, dont la question palestinienne est au cœur, dans des délais fixes, et de redonner vie aux efforts visant à aboutir à une telle solution, l’expérience des décennies précédentes prouve qu’il est impossible d’aboutir à une solution actuelle et permanente au Moyen-Orient si cette dernière n’est pas globale et ne traite pas de tous les aspects du conflit sur toutes les pistes, et à moins que la communauté internationale ne fasse preuve de la détermination nécessaire pour passer du stade des déclarations de principe à celui du travail, pour assurer les moyens de pression appropriés afin d’aboutir à une mise en application favorisant les éléments d’une solution basée sur les résolutions internationales, la référence à la Conférence de Madrid et à l’initiative arabe de paix dans toutes ses dispositions, surtout celles qui assurent le rejet de toute implantation des réfugiés palestiniens dans les pays arabes hôtes, dont la situation ne permet pas une telle implantation », a-t-il souligné.


Comme vous le signalez, Monsieur le Président, toutes les résolutions de Nations Unies ont été vouées à l’échec.

La cause, Monsieur le Président, réside dans le fait que cette instance internationale est sous diktat de l’impérialisme et que par conséquent, toute résolution contraire à ses intérêts sera vouée à l’échec.

Le bilan des récentes et premières négociations Abbas-Entité sioniste tant applaudies par les Nations Unies, à savoir la reprise du processus de colonisation accompagnée d'une pression américaine sur la Collaboration Arabe l'"invitant" à poursuivre les négociations, confirme la justesse de nos dires.


Pour quand les états, notamment ceux du tiers monde, prendront conscience de la nécessaire refonte de cette instance de manière à la transformer, non seulement en une tribune des peuples, mais aussi à lui donner sa souveraineté lui permettant de passer à l’acte quand il s’agit de lutter contre la colonisation, les occupations, les vols des richesses, les violations des droits, les répressions,…. ?

Pouvons-nous oublier que les Nations Unies avaient décrété la partition et l’éclatement de la Palestine, puis avaient passé sous silence les massacres et les destructions des villes et des villages provoquant l’exode des populations ?

Quant aux gouvernances arabes connues pour leur ligne collaboratrice, elles ne pourront jamais concentrer les efforts et les moyens pour faire pression ; elles sont condamnées à se soumettre au diktat impérialiste car pour elles, le seul souci est la préservation de leurs intérêts de classe et le seul danger viendra du changement démocratique répondant aux aspirations de nos peuples à la libération, à la souveraineté nationale et au progrès.







NON A L’IMPLANTATION DES REFUGIES PALESTINIENS

« Le Liban a en effet fréquemment déclaré qu’il n’acceptera aucune forme d’implantation des réfugiés palestiniens sur son territoire. Cela est dû aux raisons et aux considérations sur lesquelles j’ai mis l’accent hier au Conseil de sécurité, surtout dans la mesure où une telle implantation provoquerait des répercussions mettant en danger la sécurité et la stabilité. Il est important de noter que la question des réfugiés palestiniens ne peut être résolue uniquement à travers les négociations israélo-palestiniennes, d’une manière qui ignorerait le Liban ou tout autre pays hôte concerné », a ajouté le chef de l’État.

« Nous ne pouvons que réitérer, à ce stade, que c’est la communauté internationale qui assume la responsabilité d’assurer les conditions de vie et de bien-être aux réfugiés palestiniens, et cela en augmentant sa contribution au budget de l’Unrwa, qui a été créée spécifiquement à ces fins en 1949, ce qui garantirait une vie décente aux réfugiés sous la souveraineté des pays hôtes et avec leur assistance, loin de l’extrémisme et de la violence », a-t-il noté .


Oui Monsieur le Président, notre Liban n’acceptera aucune forme d’implantation des réfugiés palestiniens sur son territoire, pour l’unique raison que le retour des réfugiés dans leur pays, la Palestine, est à la fois un droit et une solution incontournable. Aucune résolution, aucun accord ne pourront aboutir s’ils persistent à ignorer cette exigence.




IL FAUT DISTINGUER ENTRE TERRORISME ET RESISTANCE LEGITIME

« Sur un autre plan, le Liban condamne encore une fois le terrorisme international, dont il a souffert à différents niveaux », a poursuivi Michel Sleimane. « Il coopère également avec la communauté internationale pour le combattre et soutient les positions appelant à explorer des moyens de le définir clairement et trouver une solution à ses causes profondes pour qu’il soit distingué clairement entre terrorisme et résistance légitime à l’occupation étrangère, qui est reconnue par la Charte de l’ONU et les résolutions qui en relèvent », a affirmé le chef de l’État.


Oui Monsieur le Président, nous sommes tous contre le terrorisme, quel qu’il soit, notamment le terrorisme d’état pratiqué par le sionisme depuis les années quarante en Palestine et qui perdure à nos jours.

Nous sommes également tous contre le terrorisme des grandes puissances qui s’emparent des richesses des pays pauvres, et qui, face à toute initiative de changement dans ces pays, n’hésitent pas à utiliser les moyens les plus odieux pour préserver leurs intérêts en renforçant les régimes dictatoriaux et fascistes dans ces mêmes pays.

Monsieur le Président, comment alors convaincre le plus puissant parmi les terroristes de la nécessité de trouver une solution aux causes profondes du terrorisme et de distinguer clairement ce dernier de la résistance légitime à l’occupation étrangère ?




SLEIMANE CRITIQUE LES VIOLATIONS ISRAELIENNES

« Alors que le Liban est attaché à la résolution 1701 du Conseil de sécurité et cherche à contraindre Israël à appliquer toutes ses dispositions, ce dernier maintient ses violations quotidiennes des espaces aérien, territorial et maritime libanais, violations décrites comme provocantes par le secrétaire général de l’ONU dans plusieurs de ses rapports.

Plus que cela, les réseaux d’espionnage israéliens et le recrutement d’agents dans l’objectif de semer le trouble et déstabiliser le pays ont atteint un point nécessitant que la communauté internationale prenne une position ferme et contrecarre ces agressions israéliennes, ces menaces persistantes contre le Liban, son peuple et son infrastructure, et contraigne l’État hébreu à se retirer des territoires libanais toujours occupés dans les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie nord du village de Ghajar sans retard ou conditions préalables », a-t-il ajouté.


Monsieur le Président, les réseaux d’espionnage israéliens et le recrutement d’agents dans l’objectif de semer le trouble et de déstabiliser le pays ont atteint leur paroxysme grâce à cette incapacité du pouvoir dans notre pays, pouvoir imposé par le mandat français des années quarante, à éradiquer ce phénomène.

Monsieur le Président, ce paroxysme est également atteint par la justice conçue par ce même pouvoir, justice ayant démissionné en relayant ses devoirs à un tribunal instrumentalisé par l’impérialisme et son protégé le sionisme, justice n’osant même plus exécuter ses décisions concernant les agents espions et collaborateurs, justice ignorant la fierté annoncée par quelques uns d’avoir collaboré avec l’ennemi sioniste, justice faisant la sourde oreille aux propos tenus, ici et là, sur l’ordre de l’ennemi, contre notre résistance.

Enfin et pour conclure, nous suppléons le Conseil de Sécurité sous l’emprise de l’impérialisme de contraindre l’entité sioniste à appliquer les dispositions de la résolution 1701 : Quelle naïveté !!!





NOUS MAINTENONS NOTRE DROIT DE LIBERER NOS TERRITOIRES

« À ce stade, il est important de noter que nous maintenons notre droit de récupérer ou de libérer nos territoires encore occupés par tous les moyens légitimes et disponibles. De plus, le Liban aspire à recevoir davantage d’aide financière et technique pour poursuivre le démantèlement des mines et des bombes à fragmentation qui ont été anarchiquement plantées par Israël dans les zones résidentielles durant l’attaque de juillet 2006 et son occupation du territoire libanais », a-t-il poursuivi .

« Dans les cadres appropriés, le Liban n’épargnera aucun effort pour contraindre Israël à compenser toutes les pertes et tous les dommages qu’il a causés au Liban durant ses agressions successives », a souligné le président de la République. Et de poursuivre : « Le Liban voudrait également faire valoir son droit à disposer de ses ressources en eau, pétrole et gaz naturel (...) en conformité avec le droit international, surtout qu’il compte exploiter ses ressources dans les limites de sa zone économique exclusive, dont certaines des frontières ont été délimitées au Sud en concordance avec la carte soumise par le gouvernement libanais au secrétariat de l’ONU le 9 juillet 2010. »


Monsieur le Président, nous adhérons complètement à votre détermination à libérer nos territoires occupés, à dépolluer notre sol de leurs BASM, à exiger de l’ennemi dédommagement et à faire valoir nos droits à nos ressources naturelles.

Cependant, une question qui nous tourmente : les responsables avaient constitué un dossier sur les pertes subies lors de l’agression sioniste de 2006 et, en appui, sur le dédommagement chiffré ? Ce dossier devait être remis à l’O.N.U.

Où sommes-nous avec ce dossier et à quel stade sommes-nous dans l’instruction et les décisions de l’O.N.U. ?





NECESSITE DE COOPERATION ENTRE L’ARMEE ET LA FINUL

« Si nous louons les efforts et les sacrifices des forces de la Finul opérant au Liban-Sud, que nous tenons à préserver, nous mettons à nouveau l’accent sur l’importance de la coordination et de la coopération entre l’armée libanaise et les forces internationales, en conformité avec les règles d’engagement, dans l’objectif d’assurer une application juste de la mission confiée à ces forces.

En retour, nous n’obtenons que des positions israéliennes arrogantes et provocantes qui sont à l’origine des incidents qui se produisent de temps en temps sur la ligne bleue », a-t-il ajouté.



Croyez-vous, Monsieur le Président, que la F.I.N.U.L. irait un jour au-delà du simple rôle d’observateur, en imposant à l’entité sioniste le respect des termes de la résolution 1701 ?





ENTRETIENS AVEC CLINTON, AHMADINEJAD ET TALABANI

Avant de prendre la parole au Palais de Verre, le président Sleimane avait reçu en son lieu de résidence new-yorkais la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, en présence du sous-secrétaire d’État au Proche-Orient, Jeffrey Feltman. Clinton a réitéré le soutien de son pays au Liban et à l’armée.

De son côté, le président Sleimane a repris sa position concernant les violations israéliennes de la 1701.

Le chef de l’État a également rencontré le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et le président irakien, Jalal Talabani.

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