jeudi 30 septembre 2010




Le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban




George Bush et Jacques Chirac étaient persuadés que l’application de la résolution 1559 devait d’abord passé par des préalables : une agression de grande ampleur faisant plusieurs morts et blessés, plusieurs centaines de familles déplacées et détruisant systématiquement les infrastructures et les tissus d’activités ; cette agression devait ainsi provoquer un soulèvement populaire contre la Résistance, l’accusant de tous les maux, puis une mise en application de la résolution 1559 qui consiste à confisquer l’arme résistante.

En juillet-août 2006, le contraire s’était passé : le Peuple, non seulement était resté uni autour de la Résistance et ce, malgré ses grandes souffrances, mais également avait montré une solidarité envers les familles déplacées. Par ailleurs, la Syrie avait sans hésitation soutenu la Résistance et ouvert ses frontières aux aides.

Le pari sur l’agression avait ainsi complètement échoué. L’impérialisme et son protégé, l’entité sioniste, devaient donc revoir leur copie.

Sans aucune hésitation, George Bush avait adopté l’idée d’un tribunal spéciale pour le Liban émise par Jacques Chirac, avec le faux prétexte de rechercher les assassins de Rafiq Hariri, alors qu’en réalité cette instance était la deuxième carte qui devait être joué.

Cette fois-ci l’objectif recherché était d’accuser la Syrie et quatre généraux, cette accusation devant semer la discorde, non seulement au Liban, mais également en Syrie, pour aboutir finalement à des affrontements sans limite provoquant ainsi l’affaiblissement de la Résistance engagée dans ces luttes internes.
Ainsi, Il ne restait plus qu’à attendre le moment opportun pour intervenir en vue de liquider physiquement la Résistance ou tout au moins de la priver de ses armes en imposant l’application de la résolution 1559.

Ce second pari avait également échoué : la Syrie et les quatre généraux furent déclarés hors cause.
Parenthèse qui mérite d’être mise en exergue : la Syrie mise hors cause par la bouche même de Saad Hariri.

Cependant, l’impérialisme et son protégé, déterminés à poursuivre leur objectif, devraient repositionner le TSL en ciblant cette fois-ci directement la Résistance : l’accuser d’avoir assassiné Rafiq Hariri.
Cette accusation devra alors provoquer une nouvelle guerre civile au Liban qui aura pour conséquence l’affaiblissement de la Résistance et sa liquidation.

Les propos de responsables de la coalition connue sous le nom de « 14 Mars », coalition au sein de laquelle ou trouve unis les Hariri, les Geagea, les Sanioura et les Gemayel, venaient récemment confirmer la détermination américano-sioniste : le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.

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