samedi 17 juillet 2010





Salma,
je t’en prie,
contemple de tes yeux
Innocents,
cette Voie Lactée
qui chante une symphonie
à nos cèdres, si fiers de toi.

Salma,
mon unique enfant,
cette terre te berce,
mais alors dis-moi
pourquoi ne réponds-tu pas ?
Quelle indifférence
t’a ainsi rendue inerte ?

Salma,
vois-tu ce roc
qui te contemple ?
Il te parle,
puis d’un regard de feu,
pointé vers ce grand Sud : le tien,
il te venge.

Salma,
ce sol qui t’entoure,
vibre,
comme pour retracer tes pas
courant les champs.

Salma,
les ondes t’ont dénoncée,
et leur obus,
signé d’une main
manipulée,
s’est abattu sur toi.

Salma,
je devine déjà
ton corps inerte
épouser un arc-en-ciel,
celui de toutes les couleurs
qui façonnent ton Liban,
preuve que tu es vivante.

Salma,
la poésie
t’embrasse,
comme pour deviner
à travers tes yeux,
toute sa beauté céleste.

Salma,
ne dis rien,
de peur qu’ils te repèrent
et t’assassinent
une deuxième fois,
seulement contemple
l’horizon qui pour toi
dessine des lumières,
celles de notre Résistance.







La trahison devra être traduite en justice, condamnée à mort et exécutée…

Aucune pitié ni pardon pour ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à l’assassinat de nos enfants à Qana et à la liquidation physique de nos résistants tombés.

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