vendredi 16 juillet 2010


NOTRE LIBAN COURT A SA DISPARITION SI…





Des BASM polluant nos territoires du Sud, mettant en danger nos paysans, nos ouvriers agricoles et nos enfants, jusqu’à notre comportement inconscient, tant individuel que collectif, vis-à-vis de nos forêts, nos ruisseaux et nos fleuves, en passant par cet urbanisme effréné qui détruit notre patrimoine naturel, tous ces fragments de notre réalité vécus quotidiennement concourent à la catastrophe : la disparition de notre Liban.






3EME PARTIE

La dépollution de nos cours d’eau, ruisseaux et rivières, de nos nappes phréatiques, de nos fleuves et nos rivages : une priorité pour notre santé et pour notre environnement

Nécessité d’une logique de schéma directeur pour la Distribution de l’eau potable, l’Irrigation pour l’Agriculture, l’Assainissement et la Propreté








LES CAUSES ET EFFETS S’IMBRIQUENT AU POINT QU’IL NOUS EST MAINTENANT IMPERATIF D’IDENTIFIER LES INTERDEPENDANCES






Quand nos ruisseaux, rivières et fleuves, transportant non seulement des déchets provenant des activités, mais aussi ceux des habitations (ordures ménagères,…), sont pollués, cela signifie que les services de la Propreté et de l’hygiène font défaut ou souffrent de moyens.

Comment voulez-vous qu’une habitation puisse se débarrasser de ses ordures si on ne lui offre pas les moyens pour le faire (mise en place de poubelles publiques, quotidiennement vidées et les déchets traités par une usine d’incinération des ordures ménagères) ?

Comment voulez-vous qu’une activité artisanale puisse se débarrasser de ses déchets si les services de la Propreté n’ont pas le financement pour l’implantation de déchetteries ?

Par défaut de tous les moyens humain et matériel et en l’absence d’une politique de l’État en matière d’hygiène et du sanitaire, il ne faut pas s’étonner que nos cours d’eau et différentes ressources en eau servent de supports à nos déchets et nos ordures qui, finalement, viennent s’entasser sur nos plages.

Sans une action de l’État portant sur la Propreté, il est absurde d’amorcer le moindre processus de nettoyage de nos sources, cours d’eau, rivières et fleuves.

Propreté - Dépollution des ressources en eau sont indissociables, la Propreté étant un préalable à toute opération de dépollution.





SE DONNER LES MOYENS


1- Des moyens humain et matériel (stations d’épuration et réseaux d’assainissement et de distribution de l’eau potable, barrages, stations de captage de l’eau potable, réservoirs et réseaux de distribution de l’eau potable, réseaux d’irrigation, usines d’incinération des ordures ménagères, déchetteries, moyens pour collecter et transporter les déchets et ordures, moyens pour dépolluer et nettoyer nos plages).


2- Élaboration de schémas directeurs (SD) pour la Propreté et pour l’Eau dans ses volets : distribution de l’eau potable, irrigation et assainissement, accompagnés de programmations pluriannuelles d’investissement (PPI).


Dans la deuxième partie, nous avions proposé la création d’un nouveau ministère baptisé « Ministère de l’Environnement, des Ressources, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme », avec des missions et compétences élargies.

Pour rappel, nous avions proposé deux directions qui assisteront ce ministère : la Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme (D.A.T.U.) et la Direction de l’Environnement et des Ressources (D.E.R.).

Aux compétences de la D.A.T.U., définies dans la deuxième partie, viennent s’ajouter la construction des réseaux d’eau et d’assainissement, les ouvrages qui leur sont rattachés, ainsi que leur gestion.
Le S.D. Eau et la PPI qui lui correspond sont élaborés, proposés et gérés par la D.A.T.U.

Quant aux équipements d’hygiène et de propreté, ainsi que leur gestion, ils seront à charge de la D.E.R.
Le S.D. Propreté et la PPI qui lui correspond sont élaborés, proposés et gérés par la D.E.R.






CHANGER NOS HABITUDES SE FAIT PAR L’INFORMATION DU PUBLIC ET L’EDUCATION


Rôle de l’Éducation Nationale

1- Former nos agents de la Propreté et de l’Eau (eau potable et assainissement), avec le concours de l’Éducation Nationale.

2- l’Éducation Nationale doit mettre en place un diplôme de Technicien Supérieur dans ces domaines.


3- Nos lycéens peuvent contribuer au nettoyage des cours d'eau, rivières et plages; des stages rendus obligatoires peuvent être intégrés dans l'enseignement.



Rôle des services de l’État, des collectivités et des médias

L’information des populations et des usagers (paysans, artisans, entrepreneurs, commerçants,…) est une des plus importantes actions à mener.

Des conférences, des tournées ainsi que la distribution de brochures de type « Ce qu’il faut faire et ne pas faire » devront accompagner les actions de l’État.

Les médias devront contribuer à cette large campagne.





QUELQUES DONNEES ET SITUATIONS ALARMANTES


1- La biodiversité du Liban est menacée par son urbanisme sauvage et son agriculture intensive.


2- Le Liban est composé de plus de 2000 rivières et de 40 fleuves dont 17 pérennes que sont le Nahr Litani, l’Oronte, Nahr Awali, Nahr Ibrahim, Nahr Abu Ali, ainsi que 23 saisonniers.


3- Les principaux polluants sont de nature agricole, avec l’azotate et le phosphore, par les engrais et les différents pesticides de nature industrielle, les lacunes en matière d’évacuation d’eaux usées et enfin de déchets physiques de toute sorte.


4- Viennent s’ajouter également les déchets toxiques, de peintures, d’huile de vidanges etc. rejetés par les industries, les déchets domestiques, les déchets sanitaires, les rejets des déchets d’hôpitaux, l’évacuation des égouts dans les fleuves, en zone urbaine ou dans les campagnes, les fosses septiques dans nos maisons laissant s’infiltrer les déchets et matières fécales dans les nappes phréatiques, les diverses huiles de vidange des industries ou des voitures hautement cancérigènes faute d’installations prévues pour leur récupération.


5- Enfin, soulignons notre mauvaise habitude de tout déverser dans les fleuves après nos pique-niques familiaux.





Nos plages ont également leur part de pollution


Quiconque se baigne dans la mer Méditerranée a de fortes chances de tomber sur des ordures, et plus on remonte vers le nord, plus les concentrations sont fortes à cause du courant qui ramène tout de Tyr à Tripoli.

Il y a 33 unités de résidus par mètre carré d’eau, sans oublier les dommages occasionnés par les plastiques, confondus avec les méduses dont se nourrissent nos tortues, dauphins et les oiseaux migrateurs.

Notre montagne d’ordures de Saida (et certainement pas la seule) résume toute la problématique de l’environnement au Liban.

Nous n’irons pas plus loin que nos plages pour relater l’état de la pollution de la mer.




Les effets sur notre santé


La pollution de l’eau au Liban est certainement l’une des causes du taux élevé de cancer dans notre pays.

La pollution des fleuves, l’effusion des produits PCB ou encore polychlorobiphényles, classés comme polluants organiques persistants (POPS) et employés industriellement comme additifs dans les peintures, les encres et les huiles mécaniques, très peu biodégradables et hyper cancérigènes, les bactéries, les virus, les protozoaires et les vers parasites qui se développent dans les égouts et les eaux usées non traitées et l’accès à une eau potable de mauvaise qualité presque partout, entraînent toute sorte de maladies (diarrhée, dysenterie, gastroentérite, etc.).

Outre le cancer, de nombreux patients sont atteints par l’hépatite A et la typhoïde. Ceci se vérifie plus au nord et au sud (régions recevant l’eau potable avec parcimonie). On boit encore dans ces régions de l’eau de pluie stockée dans des cuves en béton pendant toute l’année, sans aucune forme de traitement.

Enfin, les composés radioactifs hydrosolubles peuvent causer des cancers, des malformations chez les nouveau-nés et des modifications génétiques et sont donc des polluants de l'eau très dangereux.

L’actualité nous parle de produits hautement radioactifs destinés à l’agriculture et capables de tuer une personne en quelques minutes. Un de ces produits devait être utilisé pour un projet de lutte contre les mouches qui détruisent les récoltes, en particulier les pommes. Si cette information est confirmée, elle est alors très inquiétante.

Toutes ces pollutions finissent dans l’eau puis affectent notre santé.



La réalité en photos
(cliquez sur chacune des photos pour zoomer)







montagne d'ordures











PROCHAINEMENT… A SUIVRE :

4EME PARTIE
Avons-nous le droit de respirer l’air pur ? Si oui, que faire alors ?





2 commentaires:

Anonyme a dit…

Hello, Je suis journaliste dans un mensuel libanais francophone. Et un de mes articles parle de la pollution des plages libanaises par les plastiques de tous genres.
Accepteriez-vous de nous faire passer votre 4e photo de votre article avec vitre signature (bien sûr) pour illustrer l'article? Merci d'avance
Helene Boye
Tel : 03.201627
Email : amazone1974@hotmail.com

Anonyme a dit…

Hello,

Je suis journaliste dans un mensuel libanais francophone. Et un de mes articles parle de la pollution des plages libanaises par les plastiques de tous genres.
Accepteriez-vous de nous faire passer votre 4e photo de votre article avec vitre signature (bien sûr) pour illustrer l'article? Merci d'avance
Helene Boye
Email : amazone1974@hotmail.com