vendredi 25 juin 2010




DOUBLE BLOCUS DE GAZA

Bateaux libanais pour Gaza :
Washington hausse le ton
24-06-2010 Les Echos



Les Etats-Unis en ont appelé, hier, à la « responsabilité » pour éviter que deux bateaux de militants partis du Liban ne se rendent à Gaza, invitant à utiliser « les canaux établis » pour fournir de l'aide au territoire palestinien.

Une position similaire à celle exprimée par le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU).

Lundi, l'un des deux bateaux chargés d'aide, et déterminés à briser le blocus de la bande de Gaza, a reçu le feu vert pour voguer vers Chypre, aucune ligne maritime n'existant entre le Liban et Israël.

Chypre a toutefois souligné, mardi, que sa décision d'empêcher tout navire d'appareiller à destination de Gaza restait en vigueur.





Pour les Etats-Unis et leurs alliés, il est devenu urgent de mettre en place une ceinture maritime empêchant tout bateau d’approcher Gaza.

Le plus terrible est que cette ceinture est pour l’instant immatérielle en mer puisqu’elle opère à un autre niveau : menaces, chantages et pressions économiques, tous les moyens sont mis à contribution pour que les pays censés encourager et accompagner les flottilles dans leur marche vers Gaza, cèdent et abandonnent.




Le ton durci de Washington n’est pas neutre ; il s’inscrit dans la ligne générale tracée et suivie à la lettre jusqu’à l’avènement du Grand Moyen Orient organisant le pillage systématique des richesses des pays qui le composeront, imposant l’ordre économique et social de l’impérialisme, tout cela sous l’œil surveillant du gendarme sioniste.




1- L’accord unanime des partis sionistes au pouvoir pour la poursuite de la purification ethnique et de l’expansion spatiale de leur entité

L’entité sioniste a récemment émis son souhait de poursuivre la purification ethnique et l’expansion coloniale avec un double effet de :

1-1- disparition des secteurs d’habitat et des quartiers à forte présence de palestiniens de 48, sous des prétextes hypocrites tels que rénovation urbaine ou réhabilitation ;


1-2- disparition de la Cisjordanie.

Avec la disparition de la Cisjordanie, ce sont les quelques enclaves ou réserves provisoires qui accueilleront les réfugiés, en attente de leur expulsion vers la bande de Gaza ou vers d’autres pays limitrophes. Sans doute, la Collaboration Palestinienne aura à sa charge le respect de l’ordre établi dans ces réserves.

De la Palestine il ne restera que la bande de Gaza dont le sort sera réglé dans la deuxième phase qui achèvera la construction du « Grand Israël ».


2- Nouveau pillage de richesses en vue : un grand chantier sur les cotes Est de la Méditerranée

Le blocus maritime de Gaza n’est pas neutre au regard des dernières découvertes de richesses naturelles : présence du gaz naturel sur les cotes méditerranéennes du Liban et de la Palestine occupée.

Le blocus devra donc se maintenir puisqu’il aura à matérialiser l’interdiction de pénétrer dans la zone du futur chantier d’extraction et de pillage de ces richesses.

On comprend encore mieux l’acharnement de l’entité sioniste à interdire toute solidarité envers le peuple de Gaza venue de la mer.
Tout le monde sait et admet implicitement que les cargaisons ne sont pas des armes destinées à la Résistance et les êtres vivants à bord des bateaux ne sont pas des « terroristes » ; donc ces allégations ne tiennent pas debout et seul le désir de piller les richesses est la motivation de l’impérialisme américain, ses alliés et leur gendarme sioniste.


3- L’Or bleu : un grand enjeu pour les siècles à venir

Avec le Golan comme secteur pertinent sur le plan de la stratégie militaire, les richesses en eau du Liban sont également convoitées par l’entité sioniste.

Depuis longtemps convaincue de l’avancée de la sècheresse générée par la destruction systématique des écosystèmes et des atmosphères que provoque l’ordre impérialiste, l’entité sioniste a toujours en vue le pillage de cette richesse à sa source et la construction des infrastructures nécessaires au détournement des cours d’eau ; cependant ce pillage ne peut se faire que par l’occupation du Liban, sinon par l’instauration au Liban d’un pouvoir fort et résolument collaborateur ou, en dernier ressort, par la déstabilisation du pays (conflits armés interconfessionnels se succédant jusqu’à la partition et la disparition du Liban).

Aujourd’hui tous les indicateurs militent pour la solution recherchée par l’impérialisme, ses alliés et son gendarme qui consiste à imposer un pouvoir néo fasciste avec ses troupes spécialisées dans la liquidation de la Résistance et la répression de toute aspiration populaire pour le changement démocratique.
Leurs moyens pour y parvenir sont multiples et la liste qui suit n’est pas exhaustive : chantage, pression d’ordre économique, terrorisme, très large soutien financier aux milices spécialisées dans la liquidation des responsables de la Résistance et des patriotes,…

Tout cela explique les derniers déplacements à l’étranger du fer de lance du fascisme libanais : Samir Geagea, l'un des assassins lors des massacres de Sabra et Chatila.

Avec un pouvoir néo fasciste au Liban, non seulement le pillage de ses richesses sera facilité, mais aussi son rôle de forteresse et rempart avancé du « Grand Israël » sera assuré.


4- La nécessité de briser les solidarités envers les résistances palestinienne et libanaise

Les champs d’intervention de l’impérialisme et du sionisme pour y parvenir sont multiples.

D’abord, face à la conscience collective grandissante des peuples frères et à la faillite des politiques de collaboration menées par des régimes arabes, l’impérialisme américain et le sionisme devront multiplier leurs efforts de soutien financier et militaire à ces régimes.
Ce soutien est désormais devenu indispensable du fait de la convergence de deux luttes, celle de l’attachement des peuples à leur droit légitime sur leurs richesses et à leur aspiration à la démocratie, d’une part, et celle de leur attachement à la cause commune : la Palestine.
Ils devront tenir compte d’une réalité : deux luttes convergentes et fondamentalement contradictoires avec les intérêts de l’impérialisme américain, du sionisme et de leurs alliés, notamment arabes.

Une assistance accrue des services secrets, au travers des ambassades ou représentations diplomatiques, l’assistance militaire des armées et des forces de l’ordre, les outils de déstabilisation tels que le Mossad ou le terrorisme, sans oublier les médias de la désinformation et de la propagande, resteront les moyens prioritaires à mettre à contribution.

Ils auront également à affaiblir et briser les solidarités naissantes en Palestine occupée ; pour eux il n’y a pas pire que ces solidarités juives qui minent de l’intérieur leur apartheid.
Les outils de répression et d’atteinte aux libertés d’expression et de manifester ne manqueront pas. La besogne a même été récemment amorcée au sein même de la Knesset.

Ils devront ensuite briser les solidarités internationales au travers les médias qui leur sont soumis et qui auront à multiplier les pires des mensonges ; mais aussi leur référence historique mensongère ainsi que l'accusation d'antisémitisme seront mises à contribution, le but étant de ternir l’image de la Résistance.

Armés de leurs dires hypocrites et mensongers évoquant des fuites d’armes à la résistance de Gaza, ils iront jusqu’à interdire à nos populations les aides telles que médicales, soins contre le cancer des enfants générés par leur technologie de guerre.


A leurs yeux, la ressource humaine de la Résistance ne doit pas être épargnée.



5- La fragilité de la démocratie : le maillon faible ciblé en Iran et en Syrie

L’Iran et la Syrie sont les deux pays qui, à ce jour, soutiennent la Résistance. De ce fait, il leur est urgent de briser cette solidarité en les déstabilisant au travers de la fragilité de la démocratie : leur maillon faible.

Tous les moyens sont bons pour profiter de cette faiblesse en vue de jeter leurs pions dans les rues et de provoquer de fausses révoltes déguisées en soif de libertés et de démocratie.

L’intelligence des gouvernances n’est malheureusement pas assez suffisante pour faire face à leurs manœuvres ; le piège est ainsi tendu : répressions de rue s’achèvant dans le sang, liberté d’expression tolérée lorsque le peuple dans sa grande majorité la revendique, sinon interdite ; ces évènements sont malheureusement immédiatement exploités par l’ennemi au travers de ses médias gonflant la réalité jusqu'à la nier.

En Iran, le plus inquiétant est à la fois le choix fait d’un système censé satisfaire l’aspiration du peuple à la justice sociale et au progrès et la manière de gérer les revendications d’autonomie exprimées par les minorités.

Mais aussi le courage de rompre définitivement avec le capitalisme et de jeter les fondements du socialisme, seul capable à la fois de répondre à l’aspiration populaire et de mobiliser tous les efforts face à un danger semblable à celui qui avait ravagé l’Iraq, fait malheureusement défaut.

De même, ignorer la force potentielle d’un pays qui réside dans sa diversité à tous les niveaux ne peut que nuire à la stabilité du pays et à sa capacité à résister.

L’impérialisme américain, le sionisme et leurs alliés profitent malheureusement de toutes ces faiblesses, au point de pouvoir remuer la rue et regrouper leurs forces armées maritimes face à la patrie.

6- La Turquie tournant le dos à l’Union Européenne est dorénavant sur leur ligne de mire

L’Union Européenne ayant fait le choix de rejeter sa candidature, ce pays, sur le plan économique, n’a d’autre choix que de se tourner vers l’Orient proche et de se rapprocher de partenaires potentiels comme la Syrie et l’Iran.
Par ailleurs, l’opportunité se présente à lui puisqu’il fallait trouver un autre pays sunnite candidat pour combler le vide laissé derrière eux les collaborateurs arabes, suite à la faillite de leur collaboration.

Ajoutons à cela le choix du gouvernement turc pour son rapprochement à l’Iran et à la Syrie, motivé par le poids du partenariat commercial avec ces deux pays qui s’estime à 10 milliards de dollars contre seulement 2,5 milliards avec l’entité sioniste.

Ce pays, malgré la lourdeur de ses relations qui le lient à l’OTAN et à l’entité sioniste, a eu le courage de faire le choix de dire « halte aux crimes », un mot d’ordre qui lui a coûté à ce jour neuf morts au bord de Marmara, quelques centaines de morts parmi ses soldats face au PKK (l’ennemi que l’impérialisme souhaitait abattre hier et qui, du jour au lendemain, est devenu l’ami à soutenir) et quelques victimes de la terreur en plein centre d’Istanbul, tous ces crimes étant sans aucun doute à mettre au crédit du Mossad et des services de renseignement occidentaux.

Après quelques semaines déjà passées depuis le massacre sioniste perpétré contre Marmara, la Turquie semble opter pour l’apaisement du conflit malgré la détermination persistante de son peuple dans sa solidarité avec le peuple de Gaza et dans son appel à la justice rendue à ses fils tombés à bord du « Liberté ».

Cet apaisement fait qu’à ce jour, aucune ligne des accords commerciaux ou des relations diplomatiques n’a été rompue avec l’entité sioniste.

Par ailleurs, le sionisme ne tolérant ni le statut quo, ni le double langage, le gouvernement turc devra, sous les menaces et la terreur qui pointe déjà sur son territoire, regagner sans tarder la Sainte Famille de l’Otan.






CONCLUSION

Toute initiative portant atteinte à l’hégémonie impérialiste dans notre région et aux intérêts de l’entité coloniale en Palestine devra être combattue et mise en échec.


LA MARCHE DE L’HISTOIRE, UNE FOIS DE PLUS,
DONNE RAISON A KARL MARX

La lutte se réduira à sa plus simple expression : la lutte des classes. Aucun espace socio-économique ne pourra y échapper, tant à l’échelle d’un pays ou d’une nation qu’à celle d’une région ou du monde.
Ainsi l’Histoire de l’humanité est et sera dure et impitoyable.

De cette lutte ne sortiront vainqueurs que les forces révolutionnaires, car elles sont et seront les seules à pouvoir garantir à la résistance toute sa ténacité.












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