samedi 20 mars 2010



DIALOGUE…ET DIALOGUE


Le comité de dialogue national initié par notre Prédisent de la République, à peine commencé, s’ébranle-t-il déjà ?


Faut-il alors s’étonner alors qu’en son sein siègent des forces politiques qui, depuis l’indépendance de notre pays, ont toujours eu recours tantôt au fascisme et aux guerres civiles pour préserver leur régime, tantôt à la collaboration chaque fois que notre pays était envahi et occupé par l’armée sioniste ?


Ce comité devra historiquement enregistrer son échec car tout simplement on a voulu exclure du dialogue toutes les forces vives de notre pays, à savoir notre jeunesse, nos syndicats, nos intellectuels, nos associations,…bref l’ensemble de notre société civile.


Que les Geagea et les Gemayel dialoguent…
Tenez, pas plus qu’hier, le ministre de la Justice, le geageaiste Ibrahim Najjar décide d’annuler les résultats du concours administratif aux postes d’adjoints aux juges, son motif étant le faible pourcentage des candidats chrétiens. Voilà comment ils préparent l’avenir de nos jeunes.


Ils dialoguent et se masturbent intellectuellement pour trouver, entre autre, leur formule magique de stratégie de défense nationale, alors que notre territoire, grâce à plusieurs siècles de leur gouvernance, est truffé d’agents collaborateurs avec l’ennemi. Tenez, tout récemment un agent saoudien ayant opéré avec l’ennemi sur notre sol, venait d’être dénoncé.



Dialoguer messieurs…


Notre peuple est ailleurs et façonne à la fois son histoire et son devenir grâce à ses forces et ses courants fermement attachés aux grandes valeurs de souveraineté, de liberté et d’égalité.


Dialoguez Messieurs, mais sachez que votre peuple vous guette ; il enregistre vos moindres mouvement et décision. Il assiste ironiquement à votre formidable hypocrisie qui fait semblant de dialoguer.


Dialoguer messieurs ; l’ordre du jour est plein à craquer n’est-ce pas ? N’oubliez surtout pas vos efficaces mesures venant au secours de votre système aussi pourri qu’une quelconque pourriture et n’ayant historiquement comme issu : finir dans la poubelle de l’Histoire.



Dialoguez messieurs, mais sachez que le peuple dialogue à sa façon partout ailleurs.


Il dialogue chaque fois qu’il rencontre un enfant sans toit ou abri depuis l’agression de juillet 2006.


Il dialogue chaque fois qu’il témoigne, du nord au sud, d’est en ouest, de familles survivant très en-dessous du seuil de la pauvreté, oui messieurs, de souffrances qui, à la fois, créent vos richesses matérielles et enfantent nos jeunes résistants.


Il dialogue chaque fois qu’il rencontre les ouvriers, lors de leur pause, débattant de la façon de défendre leurs droits au partage des richesses, comme également chaque fois que nos paysans et nos bergers se rencontrent pour définir leurs stratégies de défendre la terre depuis longtemps abandonnée par vos successives gouvernances.


Il dialogue lorsqu’une petite fille, les larmes aux yeux, revendique son droit au rêve d’enfant.


Il dialogue chaque fois qu’un collégien ou lycéen pauvre se trouve, par manque de moyens, privé de livres et de crayons.


Il dialogue chaque fois que les étudiants, sur les bancs de nos facultés, discutent de leur avenir incertain, dans la clandestinité, non pas par peur de vous, mais par prudence, car dans notre pays tout peut d’un moment à l’autre basculer.


Il dialogue lorsque des jeunes, munis de sacs en plastique et de matériels, s'organisent pour dépoluer nos rivages et nos forêts.


Il dialogue lorsque nos organismes non gouvernementaux discutent de la façon de préserver nos cèdres et organisent avec le soutien populaire des campagnes de plantation de très jeunes cèdres.


Il dialogue lorsqu’il descend dans les grandes artères de nos villes pour exprimer sa solidarité avec le peuple résistant de Palestine.


Il dialogue lorsque nos filles, nos femmes et nos mères se rencontrent pour discuter de leur revendication et de leur volonté d’accéder à leurs droits.


Il dialogue lorsque nos papas se partagent des 8 jours / 7 pour assurer à leurs familles le pain quotidien.


Il dialogue chaque fois que nos pêcheurs du sud se rencontrent dans les nuits froides, autour d’un feu, pour discuter de leur souci d’affronter le lendemain, à la fois les difficultés matérielles de pêche et les balles sionistes venant cribler leurs moyens de travail.


Il dialogue lorsque des libanais, de toutes les confessions et de toutes les croyances, se rencontrent pour discuter de leur devenir : un espace-temps dans lequel leur unique identité sera la citoyenneté libanaise.



Dialoguez Sirs…Mais sachez enfin que notre peuple dialogue également et que son ordre du jour est l’espoir et sa confiance en sa jeunesse.

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