vendredi 8 janvier 2010

Déclaration du R.D.L.A.L.



Le Président du parlement libanais, Nabih Berri :
« Les partis appelant à la mise en œuvre d’une stratégie de défense nationale, dans l’objectif de la lutte contre les armes de la Résistance, ont totalement tort. »


Nabih Berri a mis en garde, mardi, contre une discussion sur le désarmement du Hezbollah, lors du dialogue national. "Tant que l'ennemi israélien a des griffes qu'il peut utiliser contre le Liban, nous ne renoncerons pas au choix de la Résistance, ni à ses armes, que tout le monde le sache!", a-t-il fait savoir, ajoutant que les propos tenus par certaines personnalités politiques libanaises et des diplomates, sur une sérieuse menace d'agression israélienne, ne le font pas fléchir.

M. Berri a, également, signalé que "la Résistance a été formée, en 1982, comme signe de riposte aux agressions israéliennes, et qu'elle sera toujours présente, tant qu’Israël restera considérée comme une source de menace".

"Où étaient ceux qui prônent aujourd'hui la souveraineté et l'indépendance, lors des agressions israéliennes, pendant toutes ces dizaines d'années?

Pourquoi ne se sont-ils pas mobilisés pour défendre la dignité de la patrie, au lieu de ressasser leur fameux credo: "la force du Liban réside dans sa faiblesse"? Tandis que d'autres s'étaient impliqués dans des alliances avec l'ennemi, qui ont eu des effets négatifs sur le pays", s'est interrogé le président du parlement libanais.

En réalité, la Résistance anti-israélienne du Liban dirigée par le Hezbollah a toujours joué un rôle préventif, face au régime israélien. Cette résistance née, en 1982, a obtenu de nombreux acquis pour le peuple libanais. Elle a stoppé l'expansionnisme du régime de Tel-Aviv qui voulait dominer le Liban. Elle a provoqué, entre autres, la fuite des Israéliens qui ont été contraints d'abandonner de nombreuses régions qu'ils avaient occupées, dans ce pays, et elle a fait échec aux offensives suivantes du régime israélien.

N'oublions pas que la débandade de l'armée israélienne, en l'an 2000, au Sud-Liban, et sa défaite, lors de la guerre de 33 jours contre le Liban, ont été l'œuvre de la Résistance libanaise qui a su montrer ses capacités et son rôle majeur, dans la sauvegarde de l'intégrité territoriale du Liban, face aux agressions et aux menaces d'Israël.

A cela s'ajoute son rôle indéniable dans l'unité, sur la scène politique, et dans la stratégie de défense nationale. Ce sont, d'ailleurs, ces rôles essentiels et indiscutables qui ont permis à la Résistance d'occuper un rang privilégié, auprès de l'opinion publique libanaise, qui souhaite la coopération entre l'armée, le peuple et la Résistance, dans l'élaboration de la nouvelle stratégie de défense.

En outre, le nouveau gouvernement libanais a annoncé que le Hezbollah peut garder ses armes pour résister à Israël. Tout cela explique l'importance et la place de la Résistance anti-israélienne au Liban.




DECLARATION DU RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES LIBANAIS ET AMIS DU LIBAN EN FRANCE

A ceux-là qui, lors de chaque agression et pendant que nos combattants dans la Résistance infligeaient de lourdes pertes à l’occupant, vacillaient entre la logique tantôt de lamentation, tantôt d’intimidation, et la logique de collaboration déclarée ou non avec l’ennemi.

A ceux-là qui, durant les périodes d’accalmie, brandissaient leur menace contre la Résistance et nous rabâchaient en longueur des journées leur très cher slogan : La force du Liban est dans sa faiblesse.

A ceux-là qui, hier, constatant la montée des forces de gauche et démocratiques et l’imminence de l’émergence d’un pouvoir démocratique dans notre pays, déclenchèrent la dernière guerre civile meurtrière et dévastatrice.

A ceux-là qui, lorsque l’occupant était hier dans Beyrouth, non seulement pactisaient avec ce dernier, mais aussi collaborèrent jusqu’à perpétrer avec l’aide de l’ennemi, des plus odieux crimes à l’encontre des civils innocents de Sabra Chatila.

A ceux-là qui, au moindre cri de révolte contre toutes les tares de notre société héritées du colonialisme français, notamment contre le confessionnalisme religieux, brandissaient leur menace, intimidaient notre Peuple par leurs basses manœuvres fascistes miliciennes.

A ceux-là qui, hier comme aujourd’hui et demain, restent farouchement attachés à une économie à la fois leur engrangeant profits et privilèges, et plongeant dans la misère jusqu’à son absolue, les seules ressources humaines de notre Résistance, à savoir, nos masses populaires.

A tous ceux-là nous disons haut et fort, sans aucune hésitation : votre stratégie, hypocritement nommée « de défense », soigneusement conçue et dictée par l’impérialisme occidental, ne passera pas.


Enfin, un tout petit mot à notre actuel gouvernement.

1- Nous n’avons jamais attendu une quelconque autorisation pour résister quand notre Pays était en danger et nous n’accepterons jamais que les armes de la Résistance soient soumises à une quelconque autorisation préalable.

2- L’acte de résistance est un devoir qui devra également s’imposer à toute gouvernance.

Vive le Front de la Résistance Nationale Libanaise,
Vive le Liban.

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