jeudi 24 décembre 2009

LA BANQUE MONDIALE ET LA FRANCE IMPOSENT LEUR DIKTAT...



Le Liban est confronté à une dette publique galopante, à 160% du PIB
L'instabilité politique chronique a entraîné des dérapages majeurs en termes de gestion financière.

Le Liban n'échappe pas non plus au débat sur la dette. Avec la confiance obtenue la semaine dernière par le gouvernement d'union nationale de Saad Hariri, les observateurs espèrent que l'accalmie politique servira à lancer les réformes économiques longtemps entravées.
Car le pays du Cèdre vit depuis des années sur une poudrière tant sécuritaire que financière : enjeu des rivalités régionales, son instabilité politique chronique a entraîné des dérapages majeurs en termes de gestion financière.
Un ratio en témoigne, celui de la dette rapportée au PIB, qui s'établit à 160%, l'un des plus élevés au monde.

La réduction de la dette, non soutenable à long terme, est une priorité, d'autant que la perspective d'organiser un troisième sauvetage international, à l'instar des conférences organisées à Paris en novembre 2002 et en janvier 2007, est difficilement envisageable.

Les bailleurs du Liban - dont la Banque mondiale et la France - lui demandent désormais des gages de sa bonne volonté réformatrice en échange de leurs financements.

Une croissance en hausse

En visite à Beyrouth, le 18 décembre dernier, Christine Lagarde a ainsi annoncé avoir reporté d'un an l'octroi d'un prêt de 225 millions d'euros consenti en 2007 au Liban et conditionné à la mise en place de réformes économiques.

La France, qui avait alors promis 500 millions, a débloqué 275 millions mais doit encore faire de même pour la deuxième tranche de 225 millions sous forme d'aide budgétaire.

Parmi les dossiers structurels auquel le Liban doit s'attaquer, celui de l'électricité est le plus emblématique : vingt ans après la fin de la guerre, le pays reste soumis à un rationnement quotidien du courant à défaut de capacité suffisante de l'entreprise d'électricité publique.

Paradoxalement, le Liban qui a échappé à la crise financière mondiale se trouve aujourd'hui en relative bonne position pour entamer des réformes.

Ses banques regorgent de liquidités avec un bilan consolidé qui avoisine les 340% du PIB grâce notamment aux transferts de ses expatriés dont le niveau n'a pas baissé.

La place de Beyrouth fait même figure de refuge pour certains déposants.

Et la conjoncture économique est favorable, avec une croissance portée par le tourisme estimée à 7% en 2009.

Source : Le Figaro





Par la bouche de Christine Lagarde, la France de Sarkozy procède au plus infâme des chantages à l’encontre de notre pays : pas de deuxième tranche de 225 millions d’euros de prêt sur un total de 500 millions, tant que notre gouvernement ne lance pas les réformes économiques exigées.

La Banque Mondiale en fait de même.

Ainsi, notre pays oscille en permanence entre les deux points extrêmes du pendule impérialiste : les cycles permanents de l'agression militaire de l’entité sioniste et l’agression économique perpétrée par l’impérialisme occidental à travers ses logiques de mondialisation.

De quelles réformes économiques s’agirait-il ?

Leur première pierre angulaire est la privatisation et le premier domaine visé est l’Electricité du Liban (EDL).

D’autres domaines suivraient et quasiment tous appartiendraient au secteur public.

De telles réformes excluraient la grande majorité de notre Peuple qui, déjà subissant la crise que traverse le système : une courbe ascendante de la faiblesse du pouvoir d’achat ainsi que la pauvreté désormais atteignant les classes moyennes, de cette infime partie qui aurait le grand privilège des services privatisés.

A cette logique s’ajouterait également la permanente ignorance de nos gouvernances de cette nécessité de développer nos infrastructures économiques comme l’industrie, l’artisanat et l’agriculture ainsi que d'encourager et d'aider les initiatives de notre jeunesse créatrices d'emplois dans la haute technologie.

Ainsi, l’un des objectifs recherchés serait de transformer notre société en une pure société de consommation de produits étrangers…Une société dans laquelle la très grande majorité de notre Peuple n’aurait pas accès au minimum pour vivre dignement ainsi qu’aux services privatisés et serait ainsi plongée dans l’extrême, voire même l’absolue pauvreté.

Le but ultime de la gouvernance « Hariri Fils » serait donc l’asphyxie généralisée de notre Peuple sur un fond de toile dont la signature est connue de tous : Unité Nationale.

Quant au cours de l’Histoire, il sera autrement : la lutte populaire pour les réformes auxquelles notre Peuple aspire.
Ce cours de l’Histoire de notre Pays appartient déjà à celui amorcé à l’échelle mondiale : la lutte acharnée des peuples contre les méfaits de la mondialisation imposée par le Capitalisme en déroute.




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