mardi 28 juillet 2009

à toi ma belle...




Gaza


Tu tourmentes le Soleil,
ivre de ta beauté,
et d’un trait de souffrance
et de résistance,
tu défies à la fois
le crime, l’indifférence et l’hypocrisie

Tu joues avec une étoile sans nom
à l’infini,
berçant ainsi cette petite sous une tente,
pourtant non loin de sa demeure
que les barbares avaient rasée

Tu caresses un ruisseau
qui danse à la lumière de tes yeux
Non, c'est un mirage
L’occupant te l’interdit

Une symphonie céleste
épouse ta voix rebelle
et guide les pas des tiens,
tes résistants

Tes mains aux doigts bruns
caressent le crépuscule,
puis agitent la Voie Lactée,
pour tracer aux confins des cieux
le mot : Liberté

Tu es l’ivresse de tous les écrits
dans toutes les langues
qui te sont solidaires
et qui retracent à la fois
tes souffrances et ta farouche résistance

L’espace se contracte
Le temps se dilate
Pour t’aimer

Raymond RICHA
Lyon, 22h20
28 juillet 2009

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