vendredi 1 mai 2009

1er MAI 2009...





En ce 1er Mai, je dédie cet extrait de mon poème rédigé le même jour en 2008, ainsi que les trois parties de la vidéo retraçant la naissance de la Résistance dans mon pays…

Je dédie donc cette page à toutes celles et tous ceux détenus dans les geôles pour un seul crime, celui d’un cri contre toutes les injustices…

Je dédie cette page à toutes les mamans laborieuses qui, par un salaire de misère, allaitent leurs petits chers et éduquent leurs grands…

Je dédie cette page à tous les ouvriers criant, revendiquant, puis matraqués, condamnés par la Justice du Grand Capital et jetés en prison…

Je dédie cette page à tous les enfants de la Grande Egypte qui, par leurs dix ans et sous les 45°C, peinent à cueillir le coton pour quelques centimes d’euro par mois…

Je dédie cette page à tous les enfants qui souffrent de maladie ou en manque de miettes de pain, ces enfants ignorés par l’empire des Dominique Strauss-Kahn…

Je dédie cette page à celles et ceux qui ont perdu leurs chers, fusillés à deux pas de la Moneda…

Je dédie cette page pour cette petite fille de mon pays qui, tout en étalant les fruits de ses petits bras en quête de quelques piastres, rédige son devoir d’écolier…

Enfin, je dédie cette page aux mamans qui, en ce 1er Mai 2009, revendiquent encore les restes de leurs chers, résistants parce qu’amoureux du plus beau des chênes de mon Liban, le Chêne Rouge…











En ce Premier Mai
Loin des bruits
Qui annoncent à mon Pays
Eté chaud
J’épouse l’ombre d’un chêne
Ayant témoigné hier
Des pas résolus et résistants

Je vois encore de loin
Les dalles de ces ruelles
Fixer l’instant
Où toutes les lumières
Se figèrent
Dans les yeux
D’un résistant tombé

En ce Premier Mai
A l’ombre de ce chêne
Ma plume épouse les contours
Du plus beau visage
Celui d’une Maman
Le sein nourrissant une bouche
Vieille de deux mois
Une main caressant
Les cheveux de l’aîné
Et une douce voix consolant
L’enfance privée de pain

A l’ombre de ce chêne
Je devine à l’horizon lointain
La terre de mon Sud
Tournée et retournée
Par de dociles bras
Malgré les sous munitions
De toutes les haines
Qui guettent
Le moindre signe de vie

Qana ma belle et rebelle
Je t’ai pleurée hier
A cet instant solitaire
A l’ombre de ce chêne
Je te chante et je t’aime

En ce Premier Mai
Une géométrie fractale
Me montre de ses doigts
L’homothétie interne
Qui fait que
Le moindre fragment
De mon Pays
Soit l’exacte réplique
De mon Sud

L’espace se plie
Et se replie
Le temps se dilate
Et se contracte
Ainsi s’échappant
Aux misérables calculs
De ces grands……





ET LA RESISTANCE FUT…




Raymond RICHA
1er Mai 2009

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