mardi 26 août 2008

Une gouvernance de toutes les contradictions



Nous assistons aujourd’hui et ça ne sera pas la dernière fois à l’acharnement des forces dites du « 14 Mars » à vouloir saper l’esprit et la lettre des accords de Doha.

Tant au sein de l’actuel gouvernement improprement appelé d’ « unité nationale » qu’au niveau de toutes les instances et jusqu’à la rue, leurs représentants agissent farouchement sur tous les fronts ; rien n’est laissé au hasard.

Sur la nécessité de protéger notre Résistance et de mettre rapidement en œuvre une vraie stratégie de défense nationale, elles répondent par leur acharnement à mettre en cause, à la fois, l’esprit, la lettre et l’arme résistante.

Au chapitre du jeu électoral pourtant pour lequel elles avaient apposé leurs signatures à Doha, elles s’attèlent aujourd’hui à saper l’entente sur la loi électorale dite « loi 1960 », pourtant souple au regard du Confessionnalisme Politique, en retardant sa mise en œuvre.

Au chapitre des réformes économiques et sociales tant attendues par une grande majorité de notre Peuple, elles n’affichent aucune volonté de répondre favorablement aux légitimes revendications, si ce n’est de nier le rôle de chaque ministère en tentant de concentrer tous les pouvoirs dans les mains du Premier Ministre.

Cette gouvernance là, comme je l’avais déjà prédit, sera celle de toutes les contradictions.

Que faire alors ?

Le peuple, dans sa ferme unité autour de l’Opposition présente au sein de cette gouvernance, devra lui-même créer un rapport de forces en faveur du vrai changement auquel il aspire.

Il devra sans tarder agir en masse et pacifiquement pour imposer à cette gouvernance :

1- une mise en œuvre immédiate d’une stratégie de défense nationale avec comme pierre angulaire, la symbiose de notre Résistance et de notre Armée

2- une mise en œuvre immédiate d’une loi électorale permettant l’expression démocratique en vue de liquider à terme et définitivement le Confessionnalisme Politique, seul responsable de ce maudit cycle de violences qui ravage notre Liban depuis son indépendance à nos jours

3- Une mise en œuvre immédiate des politiques de réformes nationales dans tous les domaines et les sphères d’activités : économique, social, sanitaire, domaine de la construction et des infrastructures, environnemental,…etc.

En Juillet 2006, face à l’agression sioniste appuyée par les Etats-Unis, leurs alliés et leurs valets arabes, notre Peuple s’était exprimé concrètement en adoptant sa Résistance et en se solidarisant avec nos familles victimes.

Il s’était exprimé dans la dignité et sa ferme volonté d’unité et d’abnégation ; il s’était exprimé dans sa conviction de sa seule identité : être libanais et de son appartenance à une seule circonscription : le Liban. Il avait ainsi, durant trente trois jours, généré un rapport de forces qui a fortement contribué à la victoire de notre Résistance.

Aujourd’hui et demain, il sera en mesure de générer une seconde fois un rapport de forces imposant le Liban, seulement le Liban, à tous nos gouvernants, ceci par l’acte pacifique…


26 Août 2008
Raymond RICHA

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