vendredi 1 août 2008

18...

18……
Mais aussi le comble de la Justice d’un pays qui prétend être celui des Droits de l’Homme








Jamal Sati, tombé martyr le 6 août 1985

Hassan Ali Moussa, tombé martyr le 18 septembre 1985

Elias Harb, Michel Saliba et Houssam Hijazi, tombés martyrs le 17 octobre 1985

Farjallah Fouani, tombé martyr le 16 janvier 1987

Iyad Saleh Kassir et Hassan Mouhammad Daher, tombés martyrs le 28 août 1987

Yahya Al Khaled, tombé martyr le 18 décembre 1987

Neuf autres tombés martyrs à Khaldeh et à Hadath en 1982




L’entité sioniste devait, lors du dernier échange, restituer neuf de ces corps.

Finalement, aucune de ces dépouilles ne furent restituées.



Dix huit dépouilles de résistants appartenant au Parti Communiste Libanais n’étaient donc pas au grand rendez-vous avec leur peuple et leur pays…Dix huit corps jetés dans le cimetière des chiffres !!!



Tanourine (kadda’ Batroun), Al Mina (Tripoli), Bteghrine (kadaa’ Al Metn), Baalbek et d’autres encore étaient pourtant là pour accueillir leurs enfants respectifs…



L’entité sioniste n’a pas restitué leurs dépouilles ; nous sommes donc en droit de connaître la vérité, toute la vérité, sur leur sort.

Etaient-elles parmi celles perdues dans ce grand cimetière où la Croix et le Croissant sont formellement interdits et où seuls des numéros sont attribués aux corps ? Si non, quel a été leur sort ?





Dix huit corps disparus…
Dix huit grandes étoiles, parmi tant d’autres
Veillant au Pays des Cèdres
Guidant pour l’éternité
Les combattants de la Liberté




Mais aussi et ailleurs, de l’autre côté de la Méditerranée, au Pays des Droits de l’Homme, au demeure de Louise Michèle, des deux Jean Jaurès et Moulin et de Lucie Aubrac, il y a un second Samir : Georges Ibrahim Abdallah, détenu dans les geôles depuis plus de vingt quatre ans, donc vingt quatre ans de soumission de la Justice Française à la volonté des sionistes et de leur protecteur américain !!!


Une République qui trahit ses principes fondateurs, notamment celui de la séparation des deux pouvoirs exécutif et judiciaire, n’est plus une république
En tout cas, elle a un autre nom que je n’ose prononcer, par peur de perdre ma liberté, chérie et chantée par Paul Eluard en 1942


Un combattant…..Une Histoire

Né le 2 avril 1951 à Koubayath à Akkar, dans le nord du Liban, Georges Ibrahim Abdallah commence son engagement politique dans les rangs du Parti National Social Syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite la résistance palestinienne, en adhérant au Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP).
Il est blessé lors de la résistance à l'invasion sioniste du Sud Liban en 1978.

Après des mois d'agressions en tout genre (bombardements aériens et navals, raids héliportés, attaques menées par l'intermédiaire de supplétifs mercenaires comme l'Armée du Liban Sud), l'armée sioniste envahit le Liban le 6 juin 1982.
Le bilan de cette opération, appelée "Paix en Galilée", est terrible : 25 000 morts, 45 000 blessés, Beyrouth dévasté par des semaines de siège et de bombardements, des centaines de civils palestiniens et libanais assassinés par les milices fascistes libanaises (les Phalanges) aux ordres de l'entité sioniste à Sabra et Chatila, des centaines de militants arabes capturés et "disparus" dans les camps d'Ansar et de Khiam.

Cette invasion étant perpétrée avec la complicité générale des puissances occidentales ; plusieurs organisations de combattants libanais et arabes décident en réaction de mener la lutte en frappant les intérêts impérialistes et sionistes dans le monde entier.
C'est le cas des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL), entrées en action en Europe.

Deux des principales opérations qui leur sont attribuées sont l'exécution du colonel Charles Ray, attaché militaire à l'ambassade américaine en France (18 janvier 1982) et l'exécution de Yakov Barsimantov, secrétaire en second à l'ambassade sioniste en France et, surtout, responsable du Mossad en France (3 avril 1982).

Les autorités françaises arrêtent Georges Ibrahim Abdallah le 24 octobre 1984 et son incarcération est motivée par la détention de vrais-faux papiers d'identité : un passeport délivré légalement par les autorités algériennes.

Rapidement la France s'engage auprès du gouvernement algérien à libérer Georges Ibrahim Abdallah.

Cependant les autorités états-uniennes exercent des pressions directes sur le gouvernement français pour le pousser à ne pas relâcher Georges Ibrahim Abdallah ; les États-Unis d'Amérique se constituent partie civile dans le procès et le président américain Reagan en personne aborde le sujet lors d'une rencontre avec le président français Mitterrand. Les pressions sionistes ne manquent pas non plus.
Finalement, le gouvernement français ne respecte pas l'engagement pris auprès des autorités algériennes.
Georges Ibrahim Abdallah est condamné à quatre années de détention le 10 juillet 1986, pour détention d'armes et d'explosifs. Il refuse le procès mais n'interjette pas appel.

Entre temps, en 1985-1986, une série d'attentats est commise à Paris, faisant de nombreuses victimes (13 morts et plus de 300 blessés). Ils sont revendiqués par le Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques Arabes (CSPPA).
Celui-ci exige la libération de Georges Ibrahim Abdallah, d'Anis Naccache (Libanais lié aux services secrets iraniens et accusé d'une tentative d'assassinat sur l'ancien premier ministre du Shah d'Iran Chapour Bakhtiar, libéré et expulsé de France vers l'Iran en 1993) et de Varoudjian Garbidjian (militant de l'Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l'Arménie-ASALA, accusé d'être l'auteur de l'attentat à l'aéroport d'Orly en 1983, libéré et expulsé de France vers l'Arménie en 2001).

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C'est dans ce contexte, alors que Georges Ibrahim Abdallah est incarcéré depuis plus d'un an, que la DST annonce la « découverte » d'une arme dans un appartement loué en son nom, prétendant que celle-ci avait été utilisée dans l'attentat contre le colonel Charles Ray et l'agent Yakov Barsimantov.
Le 1er mars 1987, les autorités françaises jugent une seconde fois Georges Ibrahim Abdallah sur la base de cette saisie miraculeuse.
Un verdict de condamnation à perpétuité est prononcé bien que le procureur général n'ait requis qu'une peine de dix ans d'emprisonnement.
En prison, Georges Ibrahim Abdallah continue à défendre la cause des peuples opprimés. C'est ainsi qu'il adhère à la Plate-forme du 19 juin 1999 qui réunit dans une communauté de lutte une centaine de prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes, et qu'il participe aux grèves de la faim de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en Turquie.

En août 2002, en solidarité avec les prisonnières palestiniennes détenues à Neve Tirza, en grève de la faim pour dénoncer les humiliations quotidiennes dont elles font l'objet dans les geôles sionistes, Georges Ibrahim Abdallah et plusieurs dizaines de prisonniers détenus à Moulins refusent le repas de l'administration pénitentiaire.

Georges Ibrahim Abdallah, aujourd'hui âgé de 57 ans, a entamé sa vingt-quatrième année de prison. Sa libération ne requiert pas de recours en grâce particulier, elle est rendue possible, après quinze années d'incarcération, par un simple arrêté administratif du Ministère de la Justice, et ce conformément au code pénal français.

En novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de Pau autorisait sa libération. Cependant, sur ordre du ministre de la Justice de l'époque, Dominique Perben, le procureur général de Pau faisait appel de cette décision.
La juridiction nationale de libération conditionnelle rendait son verdict le 15 janvier 2004, décidant le maintien en prison de Georges Ibrahim Abdallah.

Georges Ibrahim Abdallah présente une nouvelle demande de libération conditionnelle, en février 2005.
Le Tribunal de Grande Instance de Tarbes, présidé par le même juge qui avait statué positivement à la première demande de libération en 2003, rejette cette nouvelle demande en septembre 2005.

L'appel de cette décision, introduit par Georges en septembre 2005, est rejeté en février 2006.




Fossoyeurs des Droits de l’Homme et de la Liberté

De toutes les couleurs et de tous les pays

Quoique que vous fassiez

La Résistance des peuples vous vaincra


1er août 2008
Raymond RICHA


















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