samedi 12 juillet 2008

Michel défend sa Résistance...

Michel Sleiman prend le parti du Hezbollah

Ferme et clair, le Président libanais, Michel Sleiman, a tenu à défendre, en personne, la Résistance. « Le Hezbollah est le fer de lance de la Résistance, face à ceux qui menacent la liberté et l'intégrité territoriale de son pays.», a-t-il renchéri, réagissant à la décision de Londres de mettre la branche militaire du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes.

« Le Liban n'admettra jamais qu'un parti qui défend son territoire, sa liberté et sa souveraineté, soit qualifié de terroriste. », s'est indigné le Président Sleiman, avant d'ajouter : « Et le Liban n'oubliera jamais que là où l'ONU a échoué, impuissante à forcer Israël à évacuer le sud du Liban, c'est la Résistance qui a réussi en libérant cette région. »



Quoi de plus naturel que ce constat de la part d'un Chef d'Etat, conscient et lucide, lorsqu'il a vécu, lui-même, homme de terrain, la portée de l'invasion sioniste, sa barbarie sans merci et les impacts de l'occupation sur le pays du Cèdre.

Mais quoi de plus naturelle, aussi, la triste réalité que les Britanniques emboîtent le pas à leurs cousins outre-atlantique et décident d'épingler de terroriste, un mouvement qui ne défend que son pays ; cela n'est, en fait, que de lapalissade, vu les antécédents du vieux colonialisme, rien qu'au Moyen-Orient.

Un constat que le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, fait sien, lorsqu'en réaction à une telle démarche, il rappelle, dixit : « Chaque fois qu'une telle décision vient des colonialistes, nous la considérons comme un honneur, une médaille et une attestation que nous nous tenons au bon endroit, auprès de notre peuple.»



En réalité, comment ne pas soutenir un parti, qui, durant deux décennies, a lutté, corps et âme, contre l'occupation sioniste, qui a arrosé chaque parcelle libérée du territoire libanais du sang de ses vaillants combattants, qui, infaillible et solide, s'est dressé contre la machine de guerre infernale d'un régime, qui, fort du soutien généreux de ses sponsors transatlantiques, faisait fi des dizaines de résolutions et de déclarations des Nations Unies, le sommant de se retirer du sud du Liban.

Et ce sont les principes mêmes de cette plus haute instance internationale, dont l'article 51 de la Charte des Nations Unies, qui donnent raison à tout peuple de défendre son territoire et son indépendance, s'il est agressé, si son pays est occupé.

Les annales de l'Histoire sont claires sur les attaques systématiques du régime sioniste contre le territoire libanais, notamment, le Sud, qui a été et reste la cible favorite des galonnés israéliens.

Personne n'oublie comment, ces vingt dernières années, l'artillerie lourde de l'armée du régime sioniste a pilonné sans répit les villages du sud libanais.

Et il va de soi que les habitants forment des cellules de résistance, pour défendre leurs foyers, leurs champs, leurs oliveraies... leur pays.

La débandade de juin 2000 de l'armée israélienne du sud du Liban, ne serait-elle pas le résultat logique de la vaillante lutte des combattants libanais et de la résistance courageuse du peuple ?

Depuis, les généraux du régime sioniste ne décoléraient plus; ils voulaient se venger du peuple libanais et de ses preux combattants. Six ans plus tard, en juillet 2006, l'armée israélienne attaque, avec, bien sûr, le feu vert de Washington, par air et terre, le Liban, pour réprimer la Résistance libanaise qu'incarne le Hezbollah.
Or, la guerre estivale de 33 jours n'a été qu'une autre défaite aussi cuisante que celle de 2000.

Le mythe de l'invincibilité de l'armée du régime sioniste vole en éclats et le monde prend, désormais, conscience d'une défense légitime, face à une entité factice, d'un régime belliciste et maximaliste.
Il n'est donc pas surprenant que la Grande-Bretagne, le père du Sionisme, vole au secours du régime qu'elle a implanté au coeur du Moyen-Orient et qualifie le Hezbollah de terroriste, pour le seul crime qui est de défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de son pays, le Liban.


Jeudi, 10 Juillet 2008

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