mardi 8 juillet 2008

Liban Solidaire avec la Colombie...

COLOMBIE : QUELQUES CHIFFRES









(à l'heure où Alvaro Uribe tente de se refaire une virginité, et de nier le conflit armé qui existe dans son pays, refusant par la même que les FARC soient des interlocuteurs, pour trouver une solution politique)

· 1.700 Indiens, 2.550 syndicalistes et 5.000 membres de l'Union patriotique (UP-communistes) assassinés dans les dernières décennies,

· 4 millions de personnes déplacées,

· 15.000 disparus,

· 3.000 personnes enterrées dans des fosses communes par les paramilitaires,

. En Colombie, les paramilitaires - soutenus par l'armée et le président Uribe - sont les plus grands responsables des violations des droits de l'homme. Les groupes paramilitaires, qui agissent seuls ou avec les forces armées, ont fait disparaître au moins 15 000 personnes, ils les ont enterrées dans plus de 3 000 fosses communes ou ont jeté leurs cadavres dans les fleuves.
Ils ont assassiné plus de 1 700 indigènes, 2 550 syndicalistes et près de 5 000 membres de l'Union patriotique.
Régulièrement ils torturent leurs victimes avant de les tuer. Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3 500 massacres et ont volé plus de 6 millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée « démobilisation », ils ont assassiné 600 personnes chaque année.

Parallèlement à ces crimes, ils ont réussi à contrôler 35 % du Parlement. De nombreux « para-politiques » ont des charges publiques ou diplomatiques.

La principale organisation syndicale colombienne, la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT), a estimé à 2,5 millions le nombre d'enfants de 5 à 17 ans, soumis à un travail et non scolarisés, estimant, comme l'OIT, que la pauvreté des familles est la principale cause de cette situation.

L'élection présidentielle de Colombie de 2006 : Le président Álvaro Uribe a été réélu avec plus 62,15 % des voix. Le pole démocratique (de gauche) a fait 22,05%, malgré les assassinats et la forte répression. Le taux d'abstention fut de 56,79%.
L'opposition a dénoncé la campagne d'Álvaro Uribe, fondée selon elle sur l'intimidation, notamment des assassinats de militants du Pôle démocratique alternatif (PDA, ainsi que sur le populisme, le président qualifiant systématiquement ses adversaires de gauche de "dangereux communistes".


Source : les articles de l'huma

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bien dit.