lundi 28 juillet 2008




"la pensée a des ailes.
Nul ne peut empêcher son envol"
Youssef Chahine
INSTANCE DE TOUTES LES CONTRADICTIONS
ET POUR LA GESTION DES AFFAIRES COURANTES…


Un gouvernement censé être d’unité nationale risque d’être celui de toutes les contradictions et de la gestion des affaires courantes jusqu’à l’échéance des élections législatives…

D’ici là, au sein de ce gouvernement, les tentatives de dérive et l’inertie dans l’exécution de l’actuelle majorité sur des dossiers ou affaires à grands enjeux nationaux seraient de mise.
Quant aux ministres de l’opposition, ils seraient appelés à empêcher toute dérive par la logique bloquante, obtenue dans l’accord survenu à Doha.

Réciproquement, l’opposition ne pourrait faire aboutir aucune de ses propositions puisque logiquement, sans aucune pression populaire, la majorité la rejettera…

C’est ce que j’appellerai un gouvernement de statut quo, dans l’attente des élections législatives.

Mais aussi ce gouvernement, de par ses composantes contradictoires, serait à la fois, loin d’être le garant pour notre Résistance et inerte quant à la moindre amorce d’un réel changement dans la politique socio économique, changement maintes fois revendiqué par une large majorité de notre peuple.

Comme disait autrefois Lénine, que faire alors ?

1- Nécessité de la pression populaire dans le soutien permanent des ministres de l’opposition

2- Recours au referendum populaire rendu opposable au gouvernement

Ces deux dynamiques auront la particularité de s’interpeller en permanence.


Sans le soutien et l’appui populaires, les ministres de l’opposition resteront enfermés dans leur logique de blocage, c’est-à-dire dans la défensive. Toute offensive de leur part, sur des sujets de grands enjeux, comme la stratégie de défense nationale ou la protection de notre Résistance sera difficile si ce n’est impossible.


Comme dans toutes les démocraties, la rue aura à s’exprimer pacifiquement et je dirai même, elle devra répondre à la fois pacifiquement et fermement à la répression sanglante d’où qu’elle vienne, car il y aura du sang encore versé pour notre Liban.

Parallèlement, comme dans toutes les démocraties, l’unique réponse à l’inertie de l’équipe gouvernementale au regard des grands enjeux et des urgences ne pourra être qu’un référendum populaire opposable au gouvernement initié par notre Président de la République, sur des grands sujets tels que :

1- l’adoption et la protection officielles de notre Résistance

2- l’adoption du principe de la proportionnelle dans une nouvelle loi électorale que le gouvernement devra sans tarder élaborer

3- les grands traits du programme de réformes politiques, sociales et économiques qui ne peuvent pas attendre l’échéance des élections législatives



Aujourd’hui, Sanioura s’attèle pour faire aboutir une déclaration ministérielle qui devrait avoir la bénédiction de l’administration Bush.

Ce n’est qu’un début d’une « gouvernance » ne méritant pas son nom et qui, sans les deux dynamiques précitées, c’est-à-dire sans la rue en permanence investie pacifiquement par la majorité de notre peuple s’exprimant fermement et sans l’initiative historique de notre Président de la République, mettra définitivement notre pays sur le « bon chemin » longtemps tracé par l’entité sioniste et son protecteur américain.


28 juillet 2008
Raymond RICHA

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