mercredi 21 mai 2008

IL SERAIT TEMPS...







Si les tentatives de Qatar échouent, aucune autre ne pourrait désormais aboutir et dans ce cas la seule solution possible serait le retour au Peuple, ultime souverain dans notre pays.

La crise qui perdure depuis Août 2006, son aggravation par les dernières intentions d’un gouvernement illégitime, anticonstitutionnel, nous obligent à admettre la nécessité de dépasser la logique de polarisation qui s’est, en permanence, traduite par un tiraillement sans issue entre les forces de l’Opposition et celles de la Majorité.

Ce dépassement se concrétiserait par l’initiation d’un processus consistant à organiser dans les plus brefs délais un suffrage universel et un référendum.

Lorsqu’il s’agit de grands enjeux nationaux ou de la destinée de notre pays, alors que les tiraillements politiques perdurent et qu’aucune issue ne se dessine aux horizons, le suffrage universel et le référendum, ultimes expressions de la démocratie, devraient se poser en urgence absolue.

Par souci pour notre Pays et par peur de voir notre peuple encore une fois plongé dans une nouvelle guerre civile, notre Armée devra porter ce processus de dépassement tel que défini ci-dessous dans ses grandes lignes.

L’initiation de ce processus n’ayant pas le caractère d’un coup d’état militaire, notre Armée devra l’expliquer publiquement.





1. La prise du Sérail par notre Armée et la destitution du gouvernement Sinioura ; simultanément, le chef de notre Armée devra faire une déclaration officielle du retrait de sa candidature à l’élection présidentielle et sur ses intentions telles que définies ci-dessous.

2. L’élection d’un nouveau Président de la République au suffrage universel autour de toutes les candidatures de la Majorité et de l’Opposition, sans aucune exception ; le bon déroulement de ce suffrage sera assuré par notre Armée, dans la neutralité et le respect de la démocratie.

3. Le Président nouvellement élu désignera un premier ministre qui sera chargé de former un nouveau gouvernement d’unité nationale (G.U.N.) qui devra sans tarder élaborer une nouvelle loi électorale permettant une vraie représentativité populaire au Parlement. Cette nouvelle loi, aura un caractère urgent et immédiatement exécutoire. Elle sera appliquée aux prochaines élections législatives anticipées.

4. Dissolution du Parlement et recours immédiat aux élections législatives anticipées.

5. La nouvelle assemblée parlementaire, sur proposition du G.U.N., adoptera l’organisation d’un référendum populaire autour de la question : OUI ou NON pour amorcer le processus d’abandon définitif du confessionnalisme, dans toutes ses formes et dans toutes les sphères d’activité de l’Etat Libanais ?

6. Le G.U.N. actera le verdict populaire sur cette question ; il élaborera une proposition de loi dite « d’abolition du confessionnalisme » qui sera soumise au Parlement pour adoption. Cette abolition se fera par étapes et selon un calendrier précis.
L’élaboration de cette proposition se fera avec la contribution des élus (municipaux et parlementaires), de l’ensemble des dignitaires religieux et de la société civile, assistés par des experts en Droit.

7. Cette loi, une fois adoptée par le Parlement, fera l’objet d’un décret d’application et le G.U.N. sera chargé de son exécution immédiate.

8. Le G.U.N. élaborera une stratégie de défense nationale renforçant notre Armée et sa symbiose avec notre Résistance ; le caractère d’urgence de cette stratégie nous est imposé par l’ennemi et devra être adoptée par l’Assemblée Parlementaire. Elle est incontournable.

9. Le G.U.N. devra s’atteler à répondre aux urgences du moment et à satisfaire les revendications populaires, sous les trois grands chapitres : l’économie nationale, la politique sociale et la protection de notre environnement.



21 Mai 2008

Raymond RICHA

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