jeudi 10 avril 2008

De Rafah à Mahallah Al Koubra...



Mahallah Al Koubra et Rafah…deux dynamiques complémentaires car de même nature mathématique




Gaza témoigne…
A l’aube de mercredi 9 avril, à Gaza, cinq malades sont décédés par manque de soins provoquée par le blocus.
Parmi ces malades, la citoyenne Nabila Hassan Zakout, 32 ans, ayant grandement souffert de sa maladie cardiaque.
Depuis le début du blocus, 130 malades sont décédés.
Il faut savoir que l’Egypte de Moubarak contribue efficacement à ce blocus en imposant la fermeture des frontières à Rafah.




Mahallah Al Koubra sonne le glas du début de la fin d’un régime…
Les ouvriers du textile de Mahallah Al Koubra ont déclenché un mouvement qui désormais ne cessera de grandir sur cette terre profonde d’Egypte, jusqu’à la chute d’un système autoritaire, répressif et de surcroît collaborateur avec l’ennemi de notre nation.

Selon une théorie mathématique peu connue, ce mouvement ouvrier est ce petit battement d’ailes de papillon qui engendrera enfin le grand tsunami populaire, celui de tous les opprimés, celui des familles pauvres, celui des étudiants et intellectuels matraqués, violentés et jetés dans les prisons, pour avoir à la fois exprimé leur attachement aux revendications sociales de leur peuple et leur solidarité avec le peuple souffrant et résistant de Gaza.

Ce petit mouvement est dans le cœur d’un système dynamique qui n’obéit pas au déterminisme ; les Moubarak peuvent faire et défaire leurs équations différentielles économiques, d’obédience capitaliste qui, selon eux, devraient résoudre la crise,…
En vain, le système est de nature différente ; il est dynamique de par les solidarités résistantes qui se tissent, heure après heure, jour après jour, jusqu’à la victoire de l’Egypte
du Peuple qui ira donner une autre image à Rafah, celle du plus beau pont par lequel s’achemineront toutes les formes de solidarité avec Gaza, la belle et résistante.

Mais aussi, cette même dynamique œuvre sur le sol de Gaza ; elle est indomptable mathématiquement parlant.
Sans pouvoir attendre, elle risque de provoquer la plus grande explosion dont l’onde de choc, ne connaissant pas les frontières géographiques, ira jusqu’à donner à Rafah cette image tant souhaitée par tous les peuples arabes…



10 avril 2008
Raymond RICHA







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