jeudi 20 mars 2008

La Résistance à plusieurs visages, dans toute sa splendeur



Quand faire paître les moutons devient une action de résistance non violente





Mercredi, 19 mars 2008, 17h02 heure locale
Hébron

Le 15 mars, dans le village d'At-Tuwani, sur les collines du sud d'Hébron, les soldats israéliens ont attaqué les bergers palestiniens.
Alors qu'ils faisaient paître les troupeaux et travaillaient dans leurs oliveraies, dans la vallée de Khoruba, les bergers ont été menacés d'arrestation par la police israélienne qui les a attaqués. Cela s'est passé en terre palestinienne, sous le gouvernorat d'Hébron.
Un officier de la police des frontières a tordu le poignet d'un berger puis a jeté l'homme à terre. La police a empoigné un autre palestinien par le col et en a bousculé plusieurs autres.
Les actes les plus simples de la vie – nourrir les troupeaux, s'occuper des arbres sur leur propre terre - deviennent pour les bergers un acte de résistance non violent.
Les Palestiniens essayaient seulement de faire paître les moutons et de réparer leurs oliviers saccagés par les colons israéliens, le mois dernier.
C'est aussi dans ces lieux que les colons avaient cassé la mâchoire d'un mouton et provoqué une hémorragie grave à une brebis qui allaitait.

La police israélienne a aussi brutalisé et attaqué un groupe pacifistes de chrétiens étrangers qui accompagnaient les bergers, les menaçant d'arrestation. Personne n'a été sérieusement blessé, mais tous ont été choqués.
Lorsque les militants étrangers se sont approchés des policiers pour leur demander de constater les dégâts faits aux oliviers, un officier du Bureau de Coordination du District, qui est une branche de l'armée israélienne, leur a déclaré que la zone était une "zone militaire fermée". La police a menacé d'arrêter deux bergers et en a attaqué deux autres.

Lorsque les internationaux ont voulu partir, la police a menacé de les arrêter, les a empoignés ; un policier a marché sur les pieds de cinq des bénévoles chrétiens, traitant l'une d'entre eux de « pute ». Les policiers ont aussi tordu les poignets de deux militants en essayant de leur voler leur caméra et ont poussé et fait tomber un autre sur un rocher.
Les bergers et les internationaux ont ensuite quitté le secteur et sont repartis vers l'oliveraie.

Le mois dernier, les Palestiniens ont trouvé douze arbres dont les branches avaient été cassées par les colons israéliens.
Malgré tout, les bergers restent déterminés et continuent à faire paître les troupeaux et à s'occuper des arbres : acte ultime de résistance, non violent.



Source : Palestine Solidarity Project

Traduction : MR pour ISM

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