samedi 29 mars 2008

Dans mon Pays...

DANS MON PAYS, IL Y A DÉSORMAIS UN FOSSE…


Dans mon Pays, il y a des gens qui résument la Citoyenneté et le Patriotisme par la capacité et l’intelligence de manipuler l’opinion publique ; mensonges et prétendu attachement à la Souveraineté Nationale, maintes fois violée par l’ennemi depuis juillet 2006, étant parmi leurs outils favoris.

Dans mon Pays, il y a des gens qui se lèvent le matin et préparent pour la journée leurs discours flamboyants sur des sujets de grand enjeu national, cette préparation consistant à camoufler les vérités d’hier et de tous les temps et à attiser les haines de toutes sortes qu’ils avaient eux-mêmes provoquées la veille.

Dans mon Pays, il y a des gens qui, fièrement « démocrates », font taire par leurs armes miliciennes toute parole ne partageant pas leurs idées.

Dans mon Pays, il y a des gens qui confortent leurs richesses par le vol systématique et permanent du denier public, par le sur impôt illégal et la corruption dans toutes ses formes, puis qui s’alarment à la moindre révolte ou à la moindre idée de vrai changement ou de justice sociale.

Dans mon Pays, il y a des gens qui consolident en permanence leurs privilèges de toutes sortes en attisant la haine confessionnelle ou tribale, par camouflage de la vraie nature des luttes ; tout ceci sous leur prétendue bannière du Socialisme.

Dans mon Pays, il y a des gens qui, après avoir programmé et provoqué, spéculent sur des terres brûlées et les terrains vidés de leur habitat.

Dans mon Pays, il y a des gens puissants quand il s’agit de bafouer le moindre principe de démocratie et faibles quand il s’agit de reconnaître avec courage leurs erreurs et de dire fermement, dans leurs actes, NON.

Dans mon Pays, il y a des gens qui chantent et dansent à chaque fois qu’un résistant tombe par amour et abnégation absolue pour sa patrie.

Dans mon Pays, il y a des gens qui, selon leur philosophie de la Collaboration, appellent à éradiquer le verbe « résister » du langage politique, pire encore à l’interdire jusque dans le livre que paginent les mains innocentes de nos écoliers.

Dans mon Pays, il y a des gens qui accusent l’acte résistant d’adepte de la philosophie de la mort, alors que ce même acte se sacrifie jusqu’à perdre la vie pour leur survie et leur dignité.
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Mais aussi, dans mon Pays, il y a des femmes et des hommes libres qui, après chaque acte résistant accompli, doutent, se réinterrogent en permanence, pour que l’acte qui suivra soit encore plus beau, s’approchant encore de son ultime asymptote : acte authentiquement populaire, bien enraciné dans la terre et dans tous les cœurs, pliant par sa topologie pertinente, les 10.000 jusqu’à la rencontre des quatre coins géographiques de notre Liban.




Dans mon Pays, il y a désormais un fossé qui sépare la Résistance dans toutes ses formes touchant à tout et la Collaboration flanquée de la Logique de maintien d’un système socio économique au bout de ses souffles et agonisant.

Il y aura des gens qui rejoindront l’un ou l’autre camp ; il y aura également celles et ceux qui, par leur prétendue neutralité, seront directement responsables des politiques qui inéluctablement se feront.

L’Histoire ne pardonne pas.



29 mars 2008
Raymond RICHA

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