lundi 18 février 2008

Que veut de plus notre peuple ?






Fouad SINIOURA :

« Nul ne veut une guerre ouverte contre Israël »…

« Nous n’avons pas intérêt à faire des déclarations de guerre, ce serait contraire aux intérêts du Hezbollah, du Liban et de la cause arabe »
« Nous ne devons pas répéter une expérience dont les résultats étaient amers. Pouvons-nous supporter une autre guerre semblable à celle de juillet 2006 ? »


Si je place ces déclarations dans le contexte de la France sous le régime de la Collaboration connu sous le nom de régime de Vichy, cela donne :


« Nul ne veut une guerre ouverte contre l’Allemagne Nazie »…

« Nous n’avons pas intérêt à faire des déclarations de guerre, ce serait contraire aux intérêts de la Résistance, de la France et de la cause de l’Europe »

« Nous ne devons pas répéter une expérience dont les résultats étaient amers. Pouvons-nous supporter une autre guerre semblable à celle de 14 - 18 ? »


L’homme qui, en juillet 2006, donna l’ordre à nos forces de sécurité intérieure de se lancer à la chasse des lieux où pouvaient se trouver les responsables de notre Résistance, ceci afin que les missiles de l’ennemi puissent rectifier leur trajectoire, ose enfin prononcer ces phrases.

L’homme qui, pendant que l’ennemi, de ses missiles intelligents, déchiquetait les corps de nos enfants, de nos mamans et de nos grands parents, à Qana comme ailleurs, poignarda au dos notre armée à Marjaayoune, ose encore de sa bouche nous supplier de collaborer.

L’homme qui, nain face à l’ennemi et tigre face à son peuple, n’a jamais hésité de nous étaler ses hypocrisies, tantôt assorties de larmes aux yeux, tantôt enrobées de colère et du ton haussé, se permet en ces moments difficiles d’évoquer les résultats amers d’une expérience.


Battre et chasser l’occupant de notre sol, quels que soient les sacrifices qu’exige de nous notre Liban, à ses yeux, est un résultat amer et une expérience à ne pas répéter

Message bien reçu, monsieur le chef du gouvernement de Vichy à la libanaise ; en effet, les résultats d’une telle expérience furent très amers pour OLMERT.
Mais en souhaitant qu’une telle expérience ne se répète pas, OLMERT oblige, vous dévoilez enfin votre acharnement à aller jusqu’au bout de votre logique de collaboration.

Que veut de plus notre peuple ?

Cet homme n’est pas soumis car la collaboration a un prix exprimé en dollars ; cet homme exécute les ordres de faire soumettre son peuple à toutes les composantes du diktat américano sioniste.

Cette exécution des ordres se traduit de sa volonté à brader notre économie nationale, priver notre peuple des premières nécessités de la vie, bloquer le moindre centime solidaire envers nos populations victimes à sa farouche volonté de liquider définitivement la souveraineté de notre Liban.

Que veut de plus notre peuple ?

Au fait, un petit conseil pour cet homme ; ne devrait-il pas faire très vite le bilan amer de son séjour au Sérail avant qu’il s’en aille ?

Mais aussi soyons mille fois vigilants car nous risquons fort de le voir gouverner des cantons détachés de notre Liban et entièrement soumis à la Sainte Alliance Joumblatt-Geagea, traduisons : alliance de l’ultime expression de la féodalité confessionnelle avec l’ultime expression du crime permanent, bien rémunéré, bien calculé et bien organisé.

Que veut de plus notre peuple ?


18 février 2008
Raymond RICHA

Aucun commentaire: