dimanche 27 janvier 2008

TOPOLOGIE DES ESPACES ET DUALITE DES FRONTIERES…












Deux entités territoriales et…un seul peuple, une seule identité nationale…La lecture des cartes se résume ainsi par ces termes.




Cependant, il suffit de zoomer pour obtenir les détails qui suivent :






Le territoire sous contrôle de Mahmoud ABBAS se caractérise essentiellement par un espace non connexe du fait d’une itération opérée par le sionisme : l’implantation continue de colonies juives.

Le plus significatif de cette itération est son résultat à long terme : l’éclatement, à leur tour, des sous-espaces de taches vertes, à terme, transformés en une multitude d’espaces non connexes, d’une part, et l’éloignement définitif du territoire cisjordanien par rapport à sa frontière avec la Jordanie.

L’espace cisjordanien, englobant Jérusalem, nous imposait sa pertinente topologie et la dualité de ses deux frontières : l’une devant être perméable à une concrète solidarité de la Nation Arabe, l’autre, à la fois fermée et ouverte, devant exprimer concrètement et simultanément la détermination d’un peuple à poursuivre la libération de son Pays et à protéger fortement ses acquis.

Toutes les ressources énergétiques, tous les moyens matériels permettant la construction et le renforcement des infrastructures économiques : condition nécessaire, mais non suffisante, pour que la dépendance économique à l’Etat d’Israël soit définitivement brisée, auraient pu avoir libre accès par la frontière Est. Cette logique aurait permis également de mettre fin à l’exploitation de la main d’œuvre palestinienne par l’économie israélienne exclusivement dédié à l’agression permanente.

La santé, l’environnement, l’éducation, l’enfance et la protection sociale, bref toutes les sphères de la vie devaient être ciblées en priorité…

Simultanément, cette frontière Est, réciproquement respectée par les deux parties jordanienne et palestinienne, aurait également permis le renforcement des capacités de la Résistance à poursuivre la libération des restes occupés du territoire de la Palestine, via sa partie complémentaire, de nature duale (fermée au regard de l’économie israélienne et ouverte à la Résistance).

Ainsi, la Cisjordanie aurait pu être dynamique par sa complexité, c’est-à-dire par la nature topologique de son territoire et celle duale de ses frontières.

Le territoire gazaoui, contrairement à la Cisjordanie, se caractérise par la compacité et la connexité de son espace, ainsi que par une frontière commune avec un état membre de la Nation Arabe : l’Egypte.

Ainsi, avec ces atouts, Gaza pourrait être témoin des plus importants chantiers de construction d’infrastructures économiques lui permettant à terme de briser sa dépendance énergétique, économique et sociale à l’Etat d’Israël.

Un accord avec l’Egypte pourrait aboutir à l’extension de toutes les canalisations de transport énergétique, via cette frontière.

Des accords avec d’autres pays permettraient la construction d’une usine alimentant le territoire en eau potable et en eau d’irrigation, par transformation de l’eau de mer. Il est évident que les matériaux de construction, les matériels et la logistique pourraient facilement transiter par cette frontière, du fait du blocus israélien par la mer, quasi permanent.

Contrairement à la Cisjordanie, Gaza jouirait d’une dynamique de par la nature topologique de son territoire et celle duale de ses frontières, à savoir, fermeture au regard de l’économie israélienne et ouverture au regard de la Résistance.



Conclusion

La Cisjordanie devrait en urgence retrouver sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire et tout particulièrement sur la partie Est, en renouant avec la topologie de son espace, par le démantèlement de toutes les colonies, l’arrêt immédiat de l’implantation de nouvelles, la suppression du mur sur sa façade Ouest.

Gaza devrait mettre à contribution tous les atouts que présente son territoire : connexité et compacité de l’espace d’une part, dualité de ses frontières de l’autre.

Cependant, rien de tout cela ne pourra devenir réalité :

1- Si les responsables palestiniens et leurs organisations, toutes tendances confondues, ne tournent pas définitivement la page de plus d’un demi siècle d’occupation, de massacres et de souffrances, d’abandon national et de collaboration, de déchirements et de conflits inter-palestiniens…

2- Si la solidarité arabe ne se concrétise pas. Les évènements qui se sont déroulés tout récemment ont bien montré la nécessité historique du passage de la solidarité humaniste à la solidarité politique et économique de la Nation Arabe envers la Palestine.




26 janvier 2008
Raymond RICHA






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