jeudi 31 janvier 2008

A QUI VEUT BIEN NOUS ECOUTER… (2ème Partie)



Les préparatifs

La journée de mardi 22 janvier 2008 fut celle des préparatifs.

Le refus de Sinioura d’apporter une solution à la dégradation de la situation économique et sociale dans le pays, sa détermination à imposer au peuple tout un ensemble de réformes antisociales, à brader notre économie nationale, ne peuvent avoir pour conséquence que l’exacerbation populaire et les dérives de la rue qui en découlent.

Parallèlement, lui et ses alliés avaient depuis longtemps compris que l’heure n’était pas venue pour imposer ces réformes et que le combat devait être mené sur un autre front : mettre à contribution tous les moyens pour provoquer une rupture définitive entre notre Résistance et notre Armée.

L’exacerbation populaire n’étant même pas leur dernier souci, ils devaient par contre, et sans tarder, l’attiser jusqu’au point de non retour : la dérive.

Ainsi furent leurs manœuvres de ce mardi 22 juillet 2008.




Ce jour là, les déclarations dans ce sens abondent…

Leur porte parole, Farès Souaïd, déclara : « les dirigeants du 14 mars préviennent du danger que représentent les provocations de la rue car la violence interpelle la violence et la provocation génère l’explosion… »

Parallèlement, le Maître absolu du Sérail, ayant également un rôle à jouer, menaçait directement les populations.Le même jour, cet homme ayant maintes fois montré son incapacité à gérer un pays, déclara : « ces provocations génèrent une aggravation de la situation…Nous jouons au feu, nous jouons avec les éléments du feu. »

En même temps, le grand « humaniste » Amine Gemayel annonça que les forces du 14 mars se préparaient à faire face à l’éventuelle descente dans la rue des masses populaires de l’Opposition pour ses revendications »
Plus loin, il poursuivait en déclarant : « Nous ne considérons pas ces manifestations comme étant innocentes ou à caractère revendicatif ; en conséquence, le mouvement de 14 mars se prépare à toutes les éventualités. »

La journée du 26 janvier 2008 fut celle de la conclusion ; ils ne leur restait qu’à désigner la cible principale et c’était Antoine Andraos, l’ami fidèle du chef du parti socialiste et progressiste, qui devait le faire en déclarant : « il n’est plus permis de se taire et d’ignorer l’atteinte de Hezbollah à la sécurité, à travers les manifestations et les pneus brûlés. »

Ajoutons à tout cela, les préparatifs opérant en douce, au sein de notre Armée, ainsi que la mobilisation de miliciens armés, qui accompagnèrent cette logique cherchant à attiser les haines.

A leurs yeux, le grand rendez-vous avec le divorce entre notre Résistance et notre Armée s’approchait inéluctablement.

En ce dimanche, 27 janvier 2008, le moindre cri de révolte, le moindre pneu brûlé, devaient donner le signal.



30 janvier 2008
Raymond RICHA

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