samedi 19 janvier 2008

Que sa volonté soit faite…ou le petit battement d’ailes



Bush, de par tous ses actes ayant fait échouer toutes les initiatives d’entente nationale qui s’étaient succédées depuis août 2006, est bien déterminé à aller jusqu’au bout de sa logique : l’élection d’un président de la République issu de ses valets locaux et le maintien au pouvoir de l’exécutif illégitime de Fouad Sinioura, sinon une concentration de tous les pouvoirs entre les mains de ce dernier, l’occupation de la chaise présidentielle restant incertaine, voire interdite.

Il n’y a que notre naïveté qui nous pousse à croire que Bush souhaite réellement un président pourvu de tous les pouvoirs présidentiels lui permettant de préserver concrètement notre souveraineté et de peser avec détermination en faveur d’un vrai changement, soutenu par un gouvernement d’unité nationale œuvrant pour la Justice Sociale et pour une réelle stratégie de défense nationale, digne d’un pays qui se respecte.

Ainsi, autour de cette forte volonté de son excellence le Président Bush, gravitent et graviteront encore des manœuvres, tantôt faisant croire à une réelle volonté de sortir de la crise, tantôt profitant des violences qui éclatent ici et là chaque fois qu’une lueur d’espoir pointe à l’horizon bien que chargé, tantôt semant discorde et haine confessionnelle ou brandissant la menace d’une nouvelle guerre civile.

Ne me demandez pas quelle devrait être l’issue, si ce n’est qu’il suffirait du battement d’ailes de papillon pour déclencher un tsunami balayant sur notre sol les différentes tentatives de liquider définitivement la souveraineté de notre pays et de soumettre son économie au bon vouloir des grandes puissances du Capital, renforcé par son ultime et dernier souffle de survie : son inhumaine logique mondialiste, ainsi qu’au bon vouloir des grands seigneurs du pétrodollar…

Quant à ce tout petit battement d’ailes, il pourrait trouver son catalyseur dans le pain quotidien ou dans la lumière ou dans les moyens pour se chauffer ou de surcroît dans le pouvoir d’achat, qui tous commencent à faire défaut dans nos foyers, tout ceci badigeonné d’une couche de violations israéliennes permanentes de nos espaces et d’insécurité bien planifiée et exécutée par la terreur guettant le moindre mouvement unitaire de notre peuple…



19 Janvier 2008
Raymond RICHA

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