lundi 28 janvier 2008

Les leçons à tirer des évènements tragiques du 27 janvier 2008

Le gouvernement et ses alliés rédigent, depuis Juillet 2006 à nos jours, la page la plus tragique dans l’Histoire de notre Pays.

Cette page comporte trois chapitres intitulés :

1- Tous les moyens sont bons et doivent être mis en œuvre pour étouffer tout souffle de résistance

2- Saboter toute initiative d’entente nationale visant à amorcer de profondes réformes politiques et économiques souhaitées par au mois soixante dix pour cent du peuple

3- Répondre dans l’immédiat aux exigences des hautes instances du capitalisme mondial (FMI et Compagnies,…), en mettant en œuvre de réformes économiques et sociales se traduisant par la flambée des prix de premières nécessités et la privation de larges couches populaires du minimum énergétique leur permettant de vivre dignement, par une attaque systématique du service public et les tentatives de privatisation des secteurs clés

La clique de l’abandon nationale considère, avec justesse, que sa page est indivisible ; les trois chapitres se tiennent et sont d’un seul tenant ; la preuve en est dans son acharnement permanent pour gagner sur ces trois fronts.

Mais alors par quoi devra répondre l’Opposition Nationale ?

Faudra-t-elle qu’elle dissocie trois dynamiques qui composent la logique globale actuelle de gestion d’un pays ?

Devra-t-elle agir selon un calendrier établi sur la base des priorités ?

A mon avis, vouloir dissocier des indissociables, en ignorant les dynamiques internes qui contribuent fondamentalement à cette politique d’abandon national sur tous les fronts, serait une grave erreur, pire encore, une faute que l’Histoire ne pardonnera pas.

Mais alors que faire ?

La grande besogne de l’Opposition Nationale pourrait se résumer en quatre dynamiques fondamentales, à savoir :

1- Epargner notre peuple d’une nouvelle guerre civile en préservant la nature pacifique de toutes les manifestations ; c’est-à-dire tout simplement, l’esprit et l’acte du grand Gandhi devront régner en permanence, quel que soit le nombre des victimes qui tomberont

2- Harceler l’ennemi avec détermination, fermeté et lucidité

3- Les conditions objectives étant ce qu’elles sont aujourd’hui ne doivent pas nous épargner de la tâche, certes difficile, de créer les conditions subjectives manquantes ; ça serait une grave erreur d’attendre qu’elles viennent à nous.
La priorité absolue, en ce moment, est la mise en œuvre d’une logique d’organisation permettant à notre peuple d’acquérir la conscience politique ; cette nouvelle organisation ne doit épargner aucune ville, aucun village, aucun quartier, aucune placette, aucun immeuble et aucun foyer familial

4- Nous devrons sans tarder admettre que notre Résistance a plusieurs visages qui se tiennent tous ; certes, elle est dans l’acte armée contre toute future agression israélienne, mais la réduire à sa plus simple expression serait une erreur ; elle devra être multiforme et indivisible dans ses actes.
Le gouvernement Sinioura et ses alliés ont, depuis longtemps, deviné avec justesse l’indivisibilité des trois composantes qui font leur logique de gestion de notre Pays ; aurons-nous l’intelligence de deviner enfin l’indivisibilité des actes qui font notre Résistance ?



28 janvier 2008
Raymond RICHA

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